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Par David, le 02.11.2009

juste pour vous signaler que je suis tombée par pur hazard sur votre poème et je suis restée bouche bée! merci...
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Par mystic, le 27.10.2009

bonsoir, al ors vous pouvez trouver deux livres, l'un sur une partie de ses oeuvres (paris, new-york, rouen...
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Poèmes réflexions

Pensées tristes

Publié le 22/08/2009 à 19:37 par ceres
Il faut vivre avec la maladie. Il faut mourir avec la maladie. Et entre ? Errer parmi ces murs blancs et ces sourires forcés et ces regards qui baissent leurs yeux. Vaut-il mieux le blanc des murs ou le noir des yeux fermés ?
Vivre avec le cancer que nous dessinons dans nos têtes et viole le cœur en lui imposant des chemins barricadés. Le cancer réel quoiqu’il en soit, réveillé ou pas…
C’est aussi la tumeur des larmes et du chagrin et de l’impuissance qu’il faut soigner.
Ce bobo meurtrier qui s’insinue avec ses défauts tellement humains. Vivre avec l’hypocondrie artiste qui crée de nouveaux regards, d’autres visages.
Cette prière que nous adressons à on ne sait qui, à ce Dieu qui nous arrange, auquel nous promettons sagesse et respect. Vain ?
Cette supplique païenne pour décider d’un départ ou pas sans souffrances, sans meurtrissures dans l’âme aliénée, trouve t’elle vraiment un écho ?
C’est le sommeil qui anesthésie les maux et l’angoisse et l’attente de ce qui est déjà trop court.
Pourquoi ne peut-on pas demander aux morts quelle langue parlent-ils là-haut ou en bas ou dans cet ailleurs que nous ne connaissons pas. Sont-ils ? Ils pourraient nous donner la réponse, eux qui sont vivants dans nos esprits et nous qui ne sommes sans doute rien pour eux.
Il faut vivre avec la maladie et l’imaginaire bicéphale.
Pile est le rêve et face l’obsession ? Ou le contraire ? Mourir avec les symptômes de vie, l’amour qui palpite pour un adieu définitif. Dire à ses enfants qu’on les aime, partir avec une culpabilité qui n’appartient qu’à soi et que rien ne soulagera.
Savoir à l’avance comment nous partirons, nous rendrait-il plus heureux ou plus sereins ?


Opportuniste

Publié le 05/07/2009 à 22:28 par ceres
Je tricote des Carpe Diem
pour celle qui profite des nuits ambrées
un regard de laine pâle
qui habille les hivers
empruntent les étés aux automnes rêveurs

Je fredonne les aubes froissées
aux buveurs d’espoirs un peu soûls
un sourire de notes folles
pour hymner la gloire
dénude la musique et ses soupirs

Je cours sur les siècles fatigués
alors que le monde et ses bleus de rouille abîmés
arrachent les cheveux blancs des enfants
est-ce la droite d’une gauche éventrée
ou bien la gauche d’une droite écartelée
quand les mains confondent leur propre identité


2009

L’intimiste

Publié le 04/07/2009 à 23:36 par ceres
C’est sur le rebord du regard
qu’il a prononcé la peine de vie
le gris à lèvres
d’une guillotine amoureuse

Lame caressante
sur la gorge découpée de baisers
il dissèque les notes de l’âme
comme les étoiles le feraient d’une nuit

Il remonte les pendules du cœur
celle du silence fou
dessine le temps endormi
celle de la confession
écrit le mot impuni

C’est aussi sur l’ombre d’un ciel
qu’il a brûlé l’écho du soleil
une danse violente
pour l’enfance d’un adieu

Peau chancelante
à la naissance d’une étincelle
il embrasse la mémoire
alors que l’absence se meurt

Il frappe à la porte de la perpétuité
voyage sur les poignets de l’univers
sans jamais se retourner
sera là pour rappeler
le passage
et


l’imaginaire


2009

Nous endormirons tous les villages ensemble

Publié le 06/06/2009 à 11:40 par ceres

Nous endormirons tous les villages ensemble

par un soleil brodé de brume opale

sur le sentier des rêves morts

 

Il faudra ouvrir la forêt de cristal

aux enfants qui ne font plus leur âge

rajeunir le passé des âmes

 

On entend encore leur rire sous la pierre

 

En hiver les fleurs sont toujours en guerre

pour conquérir l’aube estivale

leur bouclier est un bourgeon vespéral

 

Nous n’oublierons pas que les oiseaux

ne sont pas seuls dans le ciel

crache ses obus de lumière

 

On entend encore leur colère sous la terre

 

Nous prendrons les enfants par le cœur

aux ruines orphelines des sourires

 

2009

A la rébellion d’une ombre portée de soleil

Publié le 24/05/2009 à 01:31 par ceres
A la rébellion d’une ombre portée de soleil
ajoutons le temps sur le calendrier des adieux
il s’écoulera mille arbres
avant la fin des regards sans yeux
des mots que l’on prononce avec le silence
nous ne retournerons plus le sablier
n’hésiterons plus entre jamais et toujours

Rêve t’on quand on est mort ?

Il faudra arracher le sourire-nucléaire
à l’arbre rouge de nos cœurs en pulsions célestes
réajuster nos protège-larmes
au niveau de nos ressentis convulsifs
faire carburer l’ampli de nos échos telluriques
sans dissimuler les cris de nos aïeux
et de nos futurs riens et beaucoup

perpétrons le crime de lèse-beauté
en noyant la sphère de nos étreintes lacrymales
souvenons-nous très fort avant que la mémoire
flotte dans une bouteille scellée par l’absence


2009

Nuancier

Publié le 13/01/2009 à 12:00 par ceres



Nuancier

Sur la balance des couleurs
esprit tout noir rose de peau
Toi . Vous. Je.
Nous accouchés de la nudité rouge ivoire
Nous. Perdus sur le chemin le plus sombre
de l’ombre perforée jusqu’à l’oubli
Nous coupables des libertés guillotinées
lame aveugle sur les lèvres cousues de préjugés
fleurs brûlées sous le bûcher des yeux
Nous. Ancêtres. Silences. Esclavagistes
arrachâmes les racines solaires
pour laisser pousser les mauvaises herbes

Sur la Palette du peintre
nuage blanc visage brun
Fresque où le soleil fait la loi
la guerre est une multiplication indéfinie
qu’on ne peut comparer à celle des étoiles
là-haut étrangères au voyage des rêves
d’où s’échappe l’eau pourprée de l’azur
pas celle qui ne jaillit pas
au Cœur des cœurs secs
ou de la Terre prodigue offrant sa couleur

Sur la mosaïque du Temps
pensées noires blanches idées
des Hommes décolorés dans le brouillard
Les arbres poussent par milliers
mais leurs branches comme Toi. Vous. Je. Nous
noires qualités blancs défauts
Se battent pour une survie passagère
Le secret des fêlures
dans les entrailles de l’hérédité
ou du hasard déguisé
ne sera jamais dévoilé
et la nature Sait
que seul l’impossible est manichéen


2009

Nuances

Publié le 07/01/2009 à 12:00 par ceres
Le monde est un paysage
blanc et noir
sur nos étangs de soleil
où brille la nuit malade
aux confins des jours pâles

Et nos peaux fragiles à l’horizon
quadrillent l’atmosphère
d’échecs aux rois fatigués
sur les deux pôles ombragés

Au Sud glacé de sang emmêlé
au Nord roussi de soif absolue
s’enlace le gris du ciel
parachutes nébuleux
à la noce de nos erreurs
de demain à hier

Les cris creusent la terre rouge
brassent les flammes célestes
à la sueur des idées folles
pendant que nos âmes amantes
discourent sur le rien
au milieu des couleurs invisibles

Le blanc poudré de l’aristocrate
le noir charbonneux du minier
sont des teintes ancestrales
décolorées jusqu’au sourire

Mais nos visages
rosis de bonheur
brûlés de douceur
ont-ils une existence
au cœur des rêves de suie argentée

Les fleurs roses et marrons
poussent dans les pays
noirs et blancs
oubliant
l’endroit des passés sombres
l’envers des avenirs troubles
Leur espoir émane de la même racine


2009


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