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Par cérès, le 04.11.2009

oh, ce duo est superbe ! j'espère qu'on reverra d'autres spectacles aussi charmants tous les deux !...
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bravo pour le blog et au secours, je cherche un livre de dominique vervisch, où puis-je le trouver???...
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impression très agréable d'être emporté telles des feuilles au vent par ton texte... amit iés, hysard...
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oui moi aussi lola, mais pas d'indications à ce sujet. je reviens sur son espace dans les jours prochains. bie...
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Par Ceres, le 15.09.2009

il est très très beau ce poème. c'est en cherchant des photos de versailles pour illustrer un de mes prochains...
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Poèmes musique

Récital des lèvres closes

Publié le 30/08/2009 à 16:59 par ceres
Ecoute en sol dièse mineur
j’importe toujours des parcelles de réalité
depuis une enfance qui se vit à l’envers
je prends le temps pour un oui
qui me conduira au sourire invisible

Ce ricochet d’orgasme au clair-d’étoiles
n’a pas pris l’eau mais la larme
Au bord d’un fleuve qui n’existe que la nuit
l’aube n’entend jamais son chant
la lune donne des somnifères au soleil
afin que valse seul l’ivoire des rêves

Ecoute encore en bémol et en mineur
la révolte des notes qui ne trouvent plus la frontière
c’est l’ultime complainte du violon
vibre d’amour, d’étreintes et de folies

La voix mourra
l’œil humide
emportée par le sommeil sans couleurs


Un cadavre sur le solfège

Publié le 21/08/2009 à 13:39 par ceres
Je t’offre un collier de notes
pour nos moins quatre ans de mariage
des fleurs de mai en litotes
j’ai mis le piano en sarcophage

Tu vois le dièse saigne sur un mot
syllabes décomposées
et l’artiste compose ses maux
partition adonisée

Il est mort après le métronome
déchiffrant tous les silences
l’envolée folle que l’on embaume
à l’antique rutilance

Sais-tu toi ce qu’est un mi
sans bémol qui gît sur le sourire
ce qu’est survivre à demi
et puis donner son cœur à mourir


2009

Le piano rouge

Publié le 24/05/2009 à 11:54 par ceres

A fous de gingembre portés sur le vif

retenons du feu le soleil bleu

là chaque jour à ne pas jouer

sur les balades pourpres qui pensent à l’envers du ciel

tue le vide à coups de semelles absentes

attend celle qui passe sans retour d’infini

en portant ses ombres sur la partition

 

Pause de l’absolue

derrière la vitre du soupir sur notes de trottoirs

 

Font silence

pendant que l’azur hisse ses cordes à l’abri des non-regard

aux anges + enfer moins nous

 

Silences

 

Ce mutisme saigne son abandon sur musique de boutique

attendre celle qui ne peut pas et qui regarde et qui saigne aussi

celle qui posera ses mains tremblantes

sur blanc et noir entrelacés

pieds rythmés de vie enragée

essence cordes-au-nez

à respirer de rêves mélodies en sommeil

Je ne vous parle pas de mon piano

Publié le 05/05/2009 à 12:00 par ceres
Je ne vous parle pas de mon piano
il m’a frappée à la note
la plus sourde de toutes
sur les trottoirs, ramasse les pluies
dévêtues de leurs nuages
transformiste dénoté
en fait gouttes-fontaine
et s’en fiche du cœur, s’effiloche
à contre-temps
sur le courant des larmes

Déçus ?

Je ne vous parle plus de lui
à travers mon œil vocal
déchante les cordes
elles raclent le froid solaire
sur le diapason démesuré
oublié l’ordre de passage
des dièses éraflure bémols
sourire a pris un sacré coup d’arc-en-ciel
à la cime du cri

Froissés ?

Tais les appels du bois
marche sur la pointe de l’arbre
échiquier sonore
avec une seule reine
les a tous rendus branches
avec cette petite mort, hurle oh extase
appelle le printemps défloré
à se marier avec l’automne
du grand Tout dénude corps et âmes

Tout peut commencer
C’est maintenant qu’il faut jouer


2009

On ne change pas un bémol en dièse

Publié le 25/11/2008 à 12:00 par ceres
On ne commence pas la partition
par un la dièse
tu as osé briser le rythme
des sanglots
des notes prunes
pendues sur la portée des regrets

On ne touche pas aux touches
blanchies par le vieux nuage
aux béquilles de pluie
il flotte un rondo printanier
sur les camélias
Ruissellent les soupirs

On ne laisse pas l'opéra sans voix
à l'approche des lamentations
qui jettent leurs fleurs pourpres
du balcon endimanché
les épiglottes solaires
ont encore toussé
la soupape du rêve
s’est refermée sur la nuit

On ne valse pas avec le noir
du spleen végétal
ces croches fleuries
sous l’étreinte soprano

Non Monsieur

On ne change pas un bémol en dièse
quand la vie revêt
sur le visage
un sourire de ruines verticales
une cascade aux pétales amnésiques

Non Monsieur


2008

Mon piano est malade

Publié le 18/09/2007 à 12:00 par ceres
Mon piano est malade

D’amour sur ses touches nécrosées,
Noires d’un linceul embrasé
De yeux solaires épousés
Par l’ombre de notes épuisées.

Mon piano est malade

Et mes oreilles saignent de soupirs,
Echappés d’un métronome vampire,
De la démesure des sourires,
Et de quelques bémols martyrs.

Mon piano est malade

Et j’en saigne de toutes ces envolées
De sonates au clair-étoilé,
De préludes en mineur exalté
De sérénades de mi accouplés.

Mon piano est malade

Et j’enseigne les bois effleurés,
Les disputes de sols éplorés,
Les partitions de maux déchirés
Les cadavres de rythme éventré

Mon piano est malade et les notes se libèrent enfin d’un fardeau de do, d’une cadence en discordance.
Mon piano est malade d’avoir oublié de compter des notes éreintées devenues boiteuses.
Mon piano est malade, pleuvant ses cordes sur de jeunes violons lyriques.
Mon piano est malade de vers cachés dans son ventre aux échos symphoniques.
Mon piano est malade de ces vers qui ne veulent plus de rimes sévères.
Mon piano est malade de toutes ces valses en clé de ré viennois et de ces si dièse volant la vedette au début de folles partitions, à des fa bémol.
Mon piano est malade et moi, je connaîtrai toute l’agonie de notes vaines, de pluies diluviennes, de valses de Vienne. Attentes de mes veines, attentes vaines que l’âme de la Fièvre devienne mienne.
Et que mon piano guérisse…

2007

Les noces des notes

Publié le 11/09/2007 à 12:00 par ceres
Deux versions

Une étreinte de visages sur une clé de sol
S’endort sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de tendres baisers mesurés !

Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un prélude valsant
Sur deux cœurs en un tambour tragique.

Et dans un concerto d’effleurements sonores,
Les cordes se nouent en chœur dans l’obscurité ;
Les mains s’aiment sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.

Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols en robe blanche, le doigté souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !


***

Une étreinte de visages sur une clé de sol
Allongés sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de baisers mesurés !

Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un rondo dansant
Sur deux cœurs dont le tambour sonne tragique.

Et dans une tempête de gémissements sonores,
Les cordes se nouent et se dénouent dans l’obscurité ;
S’aiment les mains sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.

Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols avec leur robe blanche de dentelle souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !


2007


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