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Le doux visage

Message Personnel

Publié le 13/11/2009 à 22:48 par ceres

Tu sembles avoir compris les couleurs
le rouge comme un volcan paisible
oui le rouge, le mien
ou ce sont elles qui t’ont offert
en quelques printemps de pluies solaires
la nuance heureuse

Que fais-je encore là
à ne pas te regarder d’amour
quand mon regard se tourne vers toi
au hasard de l’instant si fugace
que fais-je encore là
à ne plus espérer le prologue
d’une musique sans notes
le frôlement de nos mains

Ces messages rougissants
d’un jour qui semblait année
que je confiais à l’étoile filante
vers toi
Ces messages personnels
d’années qui se voulaient éternité
que je balbutiais en vers gauches
pour toi
Pourquoi faut-il que ce regard échangé
si furtif
juste un regard
me les rappelle avant de repartir
si loin…


2009

Vidéo Youtube



Il ne s'est rien passé entre nous

Publié le 07/11/2009 à 21:19 par ceres
Il ne s’est rien passé rue Victor Hugo
si ce n’est
que deux regards se sont parlés un jour
parmi la nuit des opales
sans comprendre le langage des ombres
et celui du fou
qui prenait l’azur pour de l’amour

Il ne s’est jamais rien passé dans cette rue
où les effleurements
écartent les portes de verre
Seuls
les sourires que l’on donne aux oiseaux
le temps qui vit à l’envers
parmi une myriade de silences
alors que l’intense est sédentaire

Non toi tu le sais aussi bien que moi
il ne s’est rien passé entre nous
comme pour la lune et le soleil
l’éclipse n’a pas eu lieu
Pourtant
j’ai laissé des mots sur le trottoir
un adieu que le jamais
a su déchiffrer


2009

Anesthésie

Publié le 09/10/2009 à 21:05 par ceres
Menteuse, menteuse
tu dévies le cerf-volant des fleurs
sur le balcon céleste
endors le rêve d'autrefois
d'un coup de baguette tellurique
un doux visage qui n'est plus le même
ou si, le même
l'insaisissable que je ne veux plus saisir
un peu fantôme grisonnant
d'une ville qui se fait vieille
une voix boîte à musique
et un visage doux, doux, doux
réminescence d'un murmure
à mon oreille : ce n'est pas lui
Menteuse, menteuse
le sourire ne se voit pas
ou trop peut-être
et c'est lui que tu aimes
découvrir les entrelacs sous-marins
que vois-je maintenant
si ce n'est que le goeland faisant la manche
dans la danse du vent d'automne
quiétude du silence
Menteuse, menteuse
je reviens au port de mon passé
vers l'ailleurs de mon essence
il fait gris, il fait noir, il fait blanc
il fait couleurs

Je ne mens pas
quand je dis que je ne l'aime plus
et que c'est le rêve que j'ai le plus aimé


2009

Doux visage

Publié le 07/07/2009 à 00:27 par ceres
Doux visage
qui lisait au milieu des mots d’amour
toujours là-bas et dans ma tête
si grande de toi
tu es celui
que ma chair n’aurait pu corrompre
aux flots de nos êtres

Doux visage
qui rêvait aux brumes opales
que je semais sur nos éternités
celles qui auraient pu se croiser
jamais je ne te reverrai
cet impossible qui laisse
une tristesse inachevée

Doux visage
qui voyageait dans mes années
à aimer la ville sourde aux appels
d’un sourire dénudé de saisons
où es-tu
mon adieu a révélé mon âme


http://www.youtube.com/watch?v=QW4jlDOaJ1A
Et surtout pour la chanson du même artiste "ton doux visage"...
Pour l'année 1997 et celles nombreuses qui ont suivi...

2009

C’est dans ce magasin de livres sans mots

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par ceres
C’est dans ce magasin de livres sans mots
où l’on déchiffre les pages blanches savantes
que tout commence
que tout a commencé
ce magasin qui vend ses coups de foudre
aux cieux qui se trouvent là par hasard
à bleuir dans la ville aux semelles maritimes
avec ses oiseaux de notes fossilisées
dans les rues prêtes à s’envoler

C’est dans ce magasin de livres où les mots
s’échinent à éblouir les ballades hormonales
que tout commence
que tout a commencé
ce magasin qui achète les sourires des trottoirs
aux passants qui aiment les frissons sédentaires
là dans le couloir des chimères tranchantes
que le regard d’une seconde au nom du jamais
a truqué la flèche des amours sur le désir de l’Amour

C’est dans ce magasin de livres à travers ses silences
dans la galerne havraise des mots gargantuesques
que tout commence
que tout a commencé
ce magasin qui troque des voyages chaloupés
contre les escapades du cœur énamouré de rien comme de tout
féru des reliures chancelantes du temps
apostrophé d’étreintes érudites
les échos des soupirs ne demandaient qu’à rester

C’est dans ce magasin que tout a commencé
que tout avait commencé
il y a si longtemps
embarquée dans le naufrage des mots à peine susurrés
des mots qui se croyaient poèmes
des poèmes qui balbutiaient de toi
le marin libraire des brumes évanescentes
devant les travées des siècles d’Hommes racontés
à narrer ce qui n’a jamais commencé


2009

Point de repère

Publié le 12/03/2009 à 12:00 par ceres
.
Point de repère
Je te l’avais écrit ce soleil
esquissé dans la brume vitrée
Il te souriait
à l’envers de son rire lacrymal
Toi là assis. Parfois. Autrefois.
Tu t’amusais avec les regards
qui ne se voyaient même pas
Bourreau des couleurs
surtout quand le vert détestait le rose
si pâle
Je travestissais les ombres froides
en espoirs de saisons bétonnées
Surtout
En t’aimant dans un peut-être amoureux
Toi toujours là tel le point
où l’infini aveuglé se perd
Moi aujourd’hui dans le point non final.
Mes rêves bavards
hantent les nuits amnésiques
avec ma plume qui sert d’oiseau au ciel
Je t’ai gardé une place dans mon oubli
et quand je ne sais plus
tu ressurgis dans le songe
qui souffre encore du décalage séculaire

.

2009

Elle a rêvé cette nuit

Publié le 03/10/2008 à 12:00 par ceres
De cette mer brûlée par les étoiles,
de ce coquillage spolié de son aube.

Tu la portais si bien cette mélancolie ;
elle en habillait son corps masqué.
Les mots de neiges exangues
fleurissaient sous les yeux fermés
tout comme les silences
cherchant ta voix
sous le naufrage des saisons.

Les poèmes d’autrefois
trébuchaient sur les notes.
Le piano boisé au coeur
te dédiait ses mains
tremblantes
jusqu’au jour où…

Elle cessa de rêver
de ce coquillage où tu vivais,
de cette mer dont tu créais
les vagues du cœur
balbutiant.

Loin. Presque.
Elle avait oublié
les années où la flamme
revêtait sa plus belle robe.
Rutilante, vivante, chancelante
puis éteinte par la larme.

Elle avait oublié

Mais cette nuit elle a rêvé ;
peut-être éveillée,
recouverte par cette mer
brûlée par les étoiles
et ce coquillage vermeil
où est apparu
celui
qu’elle a nommé
longtemps
le doux visage.

Tu seras là quand le temps sera mort

Publié le 21/09/2007 à 12:00 par ceres
Tu seras là quand le temps sera mort
Sous le poids des baisers de l’aurore
Rêvés et endormis sous nos corps
Tu seras là pour que je m’oublie encore

Tu seras là pour que les valses se souviennent
D’une légende vécue ici ou à Vienne
Où nos cœurs par la main se tiennent
Tu seras là par ton empreinte olympienne

Tu seras là quand je serai vivante
Tu dessineras l’image qui me hante
Ton doux visage dans le vent se vante
De m’avoir vue devant lui tremblante

Tu seras là quand la nuit sera virtuose
De romantisme d’étreintes closes
Pas de pluie d’étoiles ou de roses
Juste un sourire avant toute chose

Tu seras là pour que je me souvienne
Dans nos murmures fous
Qu’il n’existe pas de nous
Qu’il n’existe pas de Vienne
Deviennent grandes nos distances
Et nos musiciennes absences
Tu ne seras jamais là
Et je ne serai jamais tienne


Ecrit en 2000/2001 pour Olivier et retravaillé en 2007


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