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Dernière mise à jour : 07.11.2009
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Versailles

Versailles : Statues antiques habitent un jardin

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par ceres
Poème retravaillé

Statues antiques chantent un jardin d’ondées.
Parées d’éclats éternels en toutes saisons,
Rayons célestes, paysages d’or brodé,
En infinies gouttes, lunaires floraisons !

Sculptures divines, ombres du firmament,
mille regards d’eau en amours fous, à Versailles,
Célèbrent l’union charnelle des cœurs amants,
Dans les escaliers de tournoyantes Rocailles.

Bras amputés, peau blanche et blondeurs fruitées.
Ces héroïnes marbrées attendent leur roi ;
L’étoile assoupie dans sa solaire beauté,
Offrant un sourire pour qu’hiver n’ait plus froid !

Se regardant dans tous les miroirs en arpèges
Réajustant leur fascinant voile hellénique,
Elles guident symphonies dans un bruineux cortège,
De lumière légendaire, en fresque biblique !


2007



Photos Versailles

Publié le 18/10/2007 à 12:00 par ceres
Quelques photos







































Versailles septembre 2007

Publié le 26/09/2007 à 12:00 par ceres
Quelques photos d'un Versailles fleuri
Merci Mister thriller !
















































Extraits de textes ayant pour thème Versailles

Publié le 25/09/2007 à 12:00 par ceres
Extrait de Ballade Onirique

"Dans une barque plongée dans le canal, je m’embarque pour un grand voyage, invitant le château dans mes regards miroirs aux mille reflets avec le menuet boréal d’amour dans ma tête, ce couple qui danse dans les étoiles. Je fais escale dans les jardins de Trianon où mes pensées sidérées de braise s’immobilisent devant les façades de marbre, devant l’arbre d’une reine adorée, le chêne de Marie Antoinette, reine aux splendides toilettes, de plume et d’amertume dans un siècle tourmenté ou naît une révolution aspirant à l’Égalité, la Liberté et la Fraternité.
J’emprunte l’empreinte de l’éblouissement sans fin, une calèche et un manteau de fleurs imaginaires pour revenir dans le parc du château mais à ce moment précis Cupidon décoche de son arc une flèche amoureuse qui creuse une entaille si profonde en l’espace de quelques secondes, une faille immortelle, un don de l’amour poison, d’une saison de vie témoin et complice de mon futur supplice sous les plus beaux auspices. Une douleur qui condamne en profane à la perpétuité de la rêverie dans ce décor d’or et d’encore et de ferblanterie des murs de Trianon…Et si son prénom impossible à dire m’échappe en murmure, il ressemble à l’or de ses cheveux solaires, ses yeux d’azur et d’ailleurs, l’allure si fière. Le cœur polaire à cet instant dans le temps fond. Sa présence ranime mon aisance et son absence ravive des peines lointaines dans l’abîme du silence, une fontaine de pluie. Menant fièrement des chevaux royaux, son cortège brillant, son regard joyau m’emmène, me promène dans les allées du cœur dont la neige devient eau, source dans cette course folle. Ce souvenir dans l’avenir sera le caveau dévot d’amour passionnel, sensationnel, sempiternel…
Dans le ciel valse l’éternité sur la portée musicale d’un menuet, ces amants du firmament, mécènes des amours impossibles, inaccessibles.
Un vent d’amour et d’illusion me ramène sur le chemin des demains qui appellent en vain un paysage divin. Un vent s’appelant Versailles où l’instant tressaille de joie, d’émois où les souvenirs m’assaillent…Versailles célébrant les fiançailles de l’eau et du feu."
Juillet 2005


Extraits de l'épine du Lys

"Trianon dans l’attente d’une aurore encore assoupie, laissait entrevoir dans la pénombre, toute la beauté d’un lieu créé par amour, où Cupidon dans son belvédère marbré et dans une éternité extatique, offre aux mortels des cœurs fléchés. Si dehors dans un chant émouvant, l’automne recouvert de feuilles bipennes dansant au vent clamait sa détresse, deux hommes submergés par deux émotions à la fois si différentes et si semblables, se regardaient surpris et anéantis. Un rayon de lune éclairait le visage émacié du comte de Fersen prématurément vieilli par quelques années de guerre. Mais le charme gracieux qui avait fait battre des cœurs, et surtout celui de sa souveraine, se reflétait encore indéfiniment dans son regard de braise. « Non, pas lui !!! » André, son ami avec lequel il avait chevauché le vent ardent quelle que soit la saison, de longues heures durant et liés tous deux par une complicité d’épées, une lame qui à présent voulait lui transpercer le cœur. « Mais pourquoi ? »

« Puissiez-vous me pardonner un jour Fersen, je n’avais pas le choix. Je n’ai pas eu la force d’accomplir ma mission, j’y renonce » dit la voix d’André, presque défaillante même si soulagée.

Celui-ci tout en parlant, ramassa le pendentif gisant sur le sol, laissant d’un geste désespéré retomber le poignard aussi hésitant dans sa lourde chute que dans sa hargne à tuer le suédois. Après un examen minutieux du pendentif, André ébahi le rendit à Fersen en lui demandant fiévreusement d’où il provenait. Le comte pas encore remis de ses pénibles émotions et de sa peur, lui répondit nerveusement.

« Sa Majesté la reine me l’a offert très récemment pour me remercier de mes services envers notre roi. Louis XVI a fait une belle acquisition de bijoux en août dernier pour les offrir à la reine.»

« Mais alors ! » s’exprimèrent deux yeux écarquillés éclairés par une chandelle mourante cette nuit du 3 novembre 1787.

Si Cupidon de son arc offre des philtres d’amour aux convives émerveillés par la douce mélancolie fugitive de ces lieux, il explore aussi parfois subrepticement les souterrains de l’âme gardée par la nébulosité mystérieuse. Trianon n’est pas seulement un lieu intime où les amants s’échangent leurs cœurs dans les jardins éternels, c’est aussi une maison de pandore renfermant à clé des secrets dont certains s’échappent parfois…"


***

"Versailles en un vaste songe coruscant dans cette aube vermeille, était éclairé par un soupir scintillant ; l’astre royal occupant en maître ces lieux chatoyants. Dans un bâillement entrelacé de lune et de soleil, Versailles irradiait de mille feux grâce aux noces écliptiques des bosquets solaires avec les fontaines sélénites. Distrait, il admira par l’une des fenêtres miroir du Palais des glaces, l’imposante allée verte du parc, menant des hôtes éternellement séduits vers un reflet pâle en bouquets de nuages ovales s’embrassant sous l’eau du canal. Il laissa son regard se perdre sur des petits anges figés par le temps déployant leurs ailes délicates et leur zèle pour toucher les âmes endormies."

2006


Extrait de la symphonie hivernale

A une passante…

«Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi je buvais, crispé comme un extravagant
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue»

Les bals dans ce Versailles dépeuplé de nobles sous le règne de Louis le XVIème, étaient l’un des seuls divertissements attirant en aimant, une pléthore de courtisans assouvis de tous les plaisirs à la mode, désireux de briller à la cour, réconciliés avec le château et son étiquette, le temps d’une valse d’infinie. La plupart des bals se déroulaient dans une salle expressément aménagée à gauche de la cour royale et donnant sur une galerie pour accueillir de nombreux aristocrates non encore présentés à la famille royale.

Ces courtisans noctambules, assoiffés de prestiges honorifiques et de louanges, rivalisaient en apparats somptueux pour complaire à leurs majestés, revêtant pour les hommes de beaux habits à la couleur de nuit pour que le reflet des étoiles vienne scintiller et rehausser l’éclat fade de ces visages pâles et pour les femmes, des robes copiant la mode du moment, instaurée par la reine du rococo, Marie-Antoinette. Une fois les girandoles endormies, les carrosses disparaissaient à l’aube dans l’oubli de ces fastes étincelants.

Le jeudi 27 décembre 1787, un bal se déroula à Versailles spécialement dans la galerie des glaces au prestige séculaire et conçue par Jules Hardouin-Mansart entre 1678 et 1684, la salle des bals faisant l’objet de travaux.

Reliant les appartements du roi à ceux de la reine, cette royale galerie de lumière, aux mille éclats dorés et argentés, éclairée sur les jardins grâce à 17 fenêtres cintrées se regardant en face d’elles dans 357 miroirs biseautés de 17 arcades feintes, remplissait la tâche très humble d’accueillir les grandes fêtes royales comme les mariages princiers ou les audiences extraordinaires. Les décors peints, réalisés par Charles Le Brun évoquent, par des allégories et des trompes l’œil, tous les plus grands traits glorieux du règne du roi soleil, les épisodes guerriers victorieux et surtout la suprématie totale d’un souverain se suffisant à lui-même.

Une vingtaine de lustres à monture de bronze argenté et orné de cristaux de Bohème, donnait en ces temps de bal, l’impression d’être dans un univers où régnaient des constellations éclairées, des étoiles vivantes et des planètes ensoleillées, parées de feux jaillissant de partout et de nulle part. Dans cette galerie lumineuse, ce soir hivernal de décembre, dansaient des petites noctuelles scintillantes sous le regard attentif d’astres brillants attendant une venue exceptionnelle sous les strass veloutés, apocalyptique tout en contemplant leur reflet céleste dans les miroirs dorés.

Axel de Fersen n’avait pas encore osé se présenter à Trianon même s’il souhaitait ardemment l’apercevoir ou du moins l’entrevoir, pour ne pas dire la voir complètement, juste reprendre en son cœur cette douce et tendre image délaissée à regret neuf ans auparavant, l’image de sa reine bien-aimée, idolâtrée. Il décida pour faire son entrée à Versailles, d’assister à ce bal de fin d’année jour de naissance du quatrième enfant de Mozart, célébrant l’hiver sous un manteau de neige.

Marie-Antoinette, en grand deuil, vêtue de satin noir et violet sombre depuis la décision des cieux de rappeler à eux sa dernière-née, la princesse Marie-Sophie Hélène, ignorait le retour de l’être cher, tant espéré dans ses rêves.
Elle n’assisterait pas à ce bal, n’accueillerait pas tous ces visiteurs Sardanapale, venus spécialement pour la rencontrer, gagner ses faveurs, l’admirer et s’amuser dans l’ivresse. Non elle ne serait pas la reine de la soirée…Le roi lui, peu enclin aux nuits festives, préférant de loin son atelier de serrurerie et ses grandes parties de chasse, du moins, faisait acte de présence, le visage impassible et endormi, pensant déjà au gibier qu’il ramènerait le lendemain, concentré sur ses futures prouesses cynégétiques. Axel de Fersen attendait, sans remarquer qu’il faisait l’objet sous les éventails bavards, de quolibets médisants, de sarcasmes sardoniques dans les alcôves les plus sombres. Il ne se sentait pas très à l’aise, parmi ces charognards insatiables de plaisirs et de bien-être qui n’avaient jamais vécu les souffrances morales et physiques endurées au retour d’une guerre. Une guerre sanglante offrant le terrible spectacle de corps sans vie abandonnés là sur la terre dure et froide. Fersen si sûr de lui au temps de son insouciante jeunesse, se retrouvait dans ce lieu de bals, d’enchantement où tout lui semblait étranger et dépourvu d’intérêt. Ces années de guerre et de souffrances intolérables l’avaient mûri, trop tôt peut-être, le visage doctoral et sombre.

Un courtisan sur un ton visiblement amusé : « L’amant de la reine est revenu, voyez donc très cher, il la cherche, il la guette ! Il a l’air inquiet ! Sait-il qu’elle ne viendra pas ce soir ? »

Un autre courtisan sur le même ton : « Non, je ne pense pas, sinon il ne serait pas venu. Que vient-il faire en France si ce n’est que pour la revoir ? »

Le premier courtisan : « J’ai appris qu’il était revenu voici deux mois à Paris, sans doute en laissant passer un peu temps, a-t-il voulu faire oublier le motif de son retour ? »

Tandis que les violons des musiques de Gluck et de Mozart jouaient inlassablement menuets muets, et sarabandes en demandes, Fersen emporté dans les souvenirs défilant de ces portées de notes dansantes, songeait perdu dans une laconique mélancolie.

Quand soudain, une apparition timide et remarquable franchit le seuil de ce bal décembriste. A sa majestueuse entrée, les sons des violons et des violes du menuet en mi majeur de Luigi Boccherini s’arrêtèrent de jouer, les invités de danser. Non ce n’était pas une illusion, ni un rêve ! Comment nommer cette sublime créature céleste venant on ne sait d’où et pénétrant l’allée de lumière d’un pas leste et gracieux ! La galerie des glaces elle-même ne comportait pas assez de parures et de miroirs pour refléter cette antique beauté à la chevelure des rayons du soleil. Toutes les robes des courtisanes parurent bien ternes, leurs visages insipides à côté de cet écrin de satin blanc et bleu-ciel brillant. Les lèvres peintes en rose vermeil, le teint blanc nacré illuminé d’une douceur angélique, s’harmonisaient au romantisme de yeux aux longs cils de jais inclinés vers le sol. Son cou fin et délicat, ses mains patriciennes, et ses oreilles si menues, dépourvus de bijoux, n’avaient pas besoin de ce superflu flamboyant pour attester une beauté sapide incomparable. Les étoiles en paillettes et en pépites de pierre de lune, d’opales nobles et de saphir, étaient tombées, parsemées harmonieusement sur sa longue robe. Digne d’être l’égal en éclat des déesses pour ne pas dire surpasser la divinité immortellement belle, cette chaste et svelte sylphide, avança modestement entourée des regards admiratifs des hommes et des femmes éblouis.

« Mais qui est-Elle ? Qui est cette beauté ? » Entendit-on plusieurs fois dans des murmures dissimulés derrière les éventails en ivoire, en rejetées de fleurs prêtes à tomber à ses pieds.

Tout d’un coup, Elle leva ses yeux aigue-marine vers Fersen qui lui n’avait pas détaché les siens un seul instant de cette beauté si irréelle et si réelle pourtant et à la vue de toute la cour fascinée, magnétisée, offrit un regard contenant toute la magnifique rosée du matin. Fersen la trouva si belle, qu’il en perdit l’usage de la parole, le cœur serré. Mais de quel paradis vient cette beauté, cette étoile ? Pensait-il à cet instant. Il avait pourtant déjà vécu cet ébahissement inattendu qui prend en otage le cœur sans consentement et s’empare de l’âme sans prévenir. Et voilà que ce soir-là, son cœur et son âme à nouveau, peut-être plus fort que la première fois ; mais cela il l’ignorait, devenaient prisonnier de cet éblouissement d’amour, attirés comme un aimant vers cette apparition captivante et si séduisante.
Il s’approcha d’Elle balbutiant, oubliant lui-même pourquoi il était ici et l’invita en premier à danser sous l’œil jaloux des autres nobles.

Elle aussi était nerveuse, en proie à de violentes palpitations à la vue de son prince charmant qui avait égaré ses yeux sur elle, la contemplant comme si elle était la première loin devant les autres, des merveilles du monde, de l’univers. Elle tenta tant bien que mal de dissimuler les tremblements de ses mains, s’inquiétant de la couleur probablement pourpre de son teint ainsi que de la musique incessante de son cœur tambour.

Comme par magie, la musique voulant faire honneur à ce couple divin, mit toute son âme pour interpréter son plus beau menuet. Et ils dansèrent ainsi dans la nuit, leurs regards enlacés, hypnotisés l’un par l’autre, émerveillés, se laissant aller dans cette valse ensorcelante des astres. Les courtisans après cette entrée à couper le souffle de la belle aux cheveux d’or, n’eurent plus le cœur à danser mais à regarder, admirer transis, cette grâce dansante, ce mariage nocturne du soleil et de la lune, cette éclipse enchanteresse qu’ils ne verraient qu’une fois dans leur vie. Même leurs habits s’épousaient à merveille, lui revêtant un costume à la couleur sombre de la nuit, un bleu saphir assorti aux yeux de sa cavalière et elle revêtue d’une splendide robe opaline. Dans tous les miroirs de la galerie, les plus belles étoiles de la soirée, dansaient, valsaient, tournoyaient, se multipliant ainsi à l’infini pour le plus grand bonheur des courtisans devenus des simples témoins de cette danse interstellaire, de cette Psyché enlacée dans les bras de l’amour.

Et eux deux que pensèrent-ils à ce moment ?

Ils ne pensèrent que l’un à l’autre, elle, perdue chavirée dans son regard, heureuse, le sourire de ses lèvres vermeilles rayonnant et lui amnésique, ne sachant même plus qu’il était, juste captivé par sa partenaire.

Sans se soucier de cette saison hostile et si froide, protégés par un manteau de fièvre et de chaleur amoureuse, ils dansèrent en mesure sous l’emprise mutuelle de leurs charmes, oui ils continuèrent longtemps, dans l’azur de leurs yeux, dans les jardins où même les statues de marbre semblaient ne regarder qu’eux, dans les bosquets où l’eau malgré le gel comme par enchantement avait jailli pour leur rendre hommage, réveillant cascades et naïades. Sous le Bosquet de la colonnade rappelant Jupiter enlevant Proserpine, lui Fersen, l’enleva le temps d’une danse, d’une chaconne d’Alcione de Marin Marais, d’un menuet de Mozart qui paraissaient durer pour toujours, le temps d’une valse éternelle. Sans se parler, leurs regards communiquaient, un nouvel amour qui ne pouvait que naître au cœur de l’inflorescence romantique, irradiait sur leurs visages enchantés l’un de l’autre, formant à eux deux une fresque picturale grandiose de par l’éclat de leur beauté, parmi ce paysage mythologique. Leurs larmes gouttelettes émues, en pluie, coulaient puis défaillaient dans les fontaines du parc constellé.
Pour célébrer un peu en avance le nouvel an, un feu d’artifice avait été programmé, et sous des multiples couleurs de feux venant des cieux, de leurs yeux, ils dansèrent en grâce, en harmonie, suivis par une cour ébahie et transparente. Ils étaient seuls, immortels et si heureux dans ce parc où les dieux se reposaient, revivaient indéfiniment leur histoire et n’étaient plus pour une fois, maîtres de ces lieux.

«Un éclair… puis la nuit ! Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? »

Mais souvent, l’éternité a une fin, l’éternité n’est qu’illusions et aux douze coups de minuit, l’apparition blonde, merveilleuse et éblouissante s’évanouit dans la nuit noire. Un cygne magnifique aux ailes déployées prit son envol laissant un soupirant conquis, expirant sous cette beauté bipenne. Leurs cœurs avaient valsé cette nuit-là, entrelacés, n’en formant plus qu’un, géant imprimé dans la voûte céleste parmi les astres, parmi les Dieux.
Oscar disparut dans les ombres gigantesques de l’impressionnante et royale bâtisse versaillaise, dans la pénombre des yeux de braise d’Axel de Fersen.

«Ailleurs, bien loin d’ici ! Trop tard, jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais
O toi que j’eusse aimée, Ô toi qui le savais !»


Extraits du poème la passante de Baudelaire
2005-2006

L'intégralité de la symphonie hivernale sera publiée prochainement. Pour ceux qui aiment le dessin animé et le manga "Lady Oscar"

Quelques photos de Versailles

Publié le 11/09/2007 à 12:00 par ceres

Eaux nocturnes 2007

Publié le 05/09/2007 à 12:00 par ceres
Versailles eaux nocturnes 2007















Versailles

Publié le 31/08/2007 à 12:00 par ceres
Quelques photos


Le bosquet de la Salle de Bal


Le bassin de Bacchus


Le bosquet des bains d'Apollon


Le bosquet de l'Encelade


Le bassin de Latone


Le bosquet de la Colonnade



Voici un trés beau site sur Versailles avec au programme : ballade initiatique au coeur du parc, de magnifiques photos, des pages mises à jour régulièrement sur l'actualité des travaux effectués (restauration, mécénat, grille royale...), des pages d'Histoire sur les bosquets, les bassins, le château...
http://720plan.ovh.net/~jardinsd/

Versailles : des petits ballets de nuages en gerbe

Publié le 29/08/2007 à 12:00 par ceres
Des petits ballets de nuages en gerbe de pluie
Flottent gracieusement sur le bassin d’Apollon
Les regards enfants de la profondeur de la nuit
Contemplent des notes s’échappant d’un violon

Le grand canal disparaissant dans les yeux du ciel suprême
S’est agrandit dans l’infini de larmes saisonnières
Les visages ont changé mais les regards sont les mêmes
Tournés vers une aveuglante et blonde crinière

Les ombres chantantes des arbres saluent sa grâce,
Quand avec les angelots l’azure et fascinante chevelure
Fait galoper les chevaux que leur reflet embrasse
Son altesse céleste en son royaume a belle allure !

Venise et ses gondoliers ont revêtu un masque de lumière
Voguant en quête d’amour rayonnant avec les angelots
Vers la chevelure solaire versaillaise cavalière
Dans ses regards d’infini les miens ont pris l’eau !


2006

Un petit coin de paradis

Publié le 24/08/2007 à 12:00 par ceres
Le grand Trianon et son jardin












04 août 2007



Versailles : Les jolies nymphes

Publié le 21/08/2007 à 12:00 par ceres
Versailles : Les jolies nymphes



Les jolies nymphes disparaissent apeurées dans les bleus parterres
Transformées en blanches statues à l’abri des colères conjugales
D’une Junon dérobant les éclairs à son mari le Dieu Jupiter
Dont les frasques se sont vite transformées en pierres tombales

Ces statues sirènes ont recréé dans l’eau un identique paradis
A Versailles. Des ombres siamoises dansent dans les solaires rayons
Un château où plonge le cœur conquérant et étourdi
La renaissance perpétuelle en chants vernaux d’oisillons

Ce rêve d’eau jumeau du mirifique domaine d’un royal soleil
En deux immenses et saphirs bassins, esquisse des yeux
Eblouis par l’infini, ils ne trouveront jamais le sommeil
Changés en larmes où habitent des souvenirs merveilleux

Versailles en ces vastes miroirs revit ses heures victorieuses
Les fleurs sans cesse y admirent leur grâce, les dieux leur beauté
Aujourd’hui des vagues d’admirateurs échouent au loin glorieuses
De s’être mêlées à ces eaux troublantes et envoûtées !


2006


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