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bravo pour le blog et au secours, je cherche un livre de dominique vervisch, où puis-je le trouver???...
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impression très agréable d'être emporté telles des feuilles au vent par ton texte... amit iés, hysard...
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oui moi aussi lola, mais pas d'indications à ce sujet. je reviens sur son espace dans les jours prochains. bie...
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Par Ceres, le 15.09.2009

il est très très beau ce poème. c'est en cherchant des photos de versailles pour illustrer un de mes prochains...
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Univers mélancolique 1999

Désespoir floral

Publié le 09/02/2008 à 12:00 par ceres
Sur la réalité anéantie, des pétales de néottie, des roses épineuses. Causes vénéneuses de folie, les pétales de mélancolie s’envolent vers une fatale destinée, une mort empoisonnée.
Dans mon univers imaginaire, des fleurs en verre dansent et pensent à l’infini, à une vie finie.
Des oaristys entre Séraphin et moi, existent dans l’insensé. Des myosotis d’un parfum d’hiver sur ma sépulture azurée, font concurrence aux pensées sidérées.
Sur la réalité mentie et anéantie, un collier de fleurs flétries et une auréole d’espoir meurtri, couronnent l’automne qui tonne.
Sur le calice de l’anémone monotone, le sacrifice d’une vie sans importance, sans jouissance intense. Le narcisse endormi dégage en sauvage, une jeunesse gâchée, une ivresse mâchée, une beauté ravagée et une fatalité engagée vers la voie de l’obscurité ténébreuse.
Narcisse des poètes, des printemps en fête, je fais couler le sang des fleurs cueillies pour orner les tombes solitaires dans la détresse.
Qui es-tu Séraphin bien aimé pour provoquer le décès de fleurs si naïves ?
Malgré l’hiver triste et autiste, des fleurs de neige survivent au froid des vents insensibles. Des fleurs bipennes s’envolent vers la peine en si bémol. Des fleurs de haine, convolent vers la fontaine des âmes folles.
Ames folles de chrysanthèmes qui clament une parole d’anathème.
Les saveurs du mépris, prix tant convoité de la réalité désespérée, assistent à une bataille entre l’hiver des ténèbres et les automnes funèbres…A mes funérailles.
L’agonie des tiges des fleurettes, me donne le vertige et fige une douleur muette. Le népenthès cruel d’Asie, me dévore de ses crocs carnivores et me jette un terrible sort : l’euthanasie douloureuse, une hypocrisie bienheureuse.
Sur le manège tourbillonnant, des nébuleuses solaires m’emportent vers la porte de l’oubli, de la folie.
Sur le manège détonnant, gravitent les tourments et les déments autour de la mort environnante qui invite les hivers insulaires et les printemps interstellaires à fusionner.
Sur les bourgeons des sortilèges, le manège des stratèges du vide, la neige en sang, les sanglots du suicide timide.
Dans le palais fleuri, des bruyères d’hier, des clématites envahissantes s’agrippent à ton image de doux visage, à ta beauté insignifiante toute puissante.
Les glaïeuls prétentieux plient devant l’insolence, la nonchalance envoûtante, séduisante, résidente des cieux féeriques et cyniques.
L’iris irrité devant le messie de l’inertie, le souci d’amour inutile et stérile, convoite la constellation intersidérale, l’aurore boréale, afin de mourir en beauté dans le sépulcre étoilé.
Les glaïeuls prétentieux, plient devant les douleurs intermittentes, l’attente d’amour illusoire, d’amour miroir.
Les narcisses contemplent en silence leur reflet dans l’eau, infligé par les soufflets des « va-t’en dans le temps des mécontents » ! L’ancolie de l’enfance appelle la mélancolie de l’offense, de la défense d’amour.
Les pivoines timides s’inclinent devant les visages pâles et de cristal, des tombeaux des beaux de l’éternité.
Les muguets de mai si gais avant, ne peuvent dire « mais » devant l’amour cristallisé, brisé, irréalisé.
L’Olivier iceberg, symbole de fécondité, soumet toutes les fleurs de soleil, de neige, à l’irréalité, à la réalité anéantie, à la réalité mentie.
Les lilas au son musical des « la », ont combattu les vertus médicales de l’amour platonique, romantique.
Les floraisons d’hiver dans leur manteau de cristaux, narguent la raison obstinée.
Perce-neige, lauriers vaincus, hortensias, magnolias, dahlias, colzas et mimosas, valsent dans le bois des abois et de l’émoi.
Et moi, j’incarne le bouquet final dans un pays de morosité, de velléité. Des fleurs épanouies, des fleurs évanouies…


Décembre 1999



Les calcaires dépressifs

Publié le 24/10/2007 à 12:00 par ceres
Les ouvalas sourient aux « la » désaccordés des pianos démodés, à l’euphorie dénudée.
Les dolines coalescentes sur la pente descendante des symphonies divines, forment cette ouvala et les « oh la la » Sur les ouvalas, des fleurs calcaires par milliers, fleurissent pour entonner le chant des regrets et créer un paysage de grès. Sur les dolines réunies, les couleurs du sacrifice, des douleurs factices, des visages sages.
Dans ce relief karstique, des tombes d’inconnus, d’êtres aux douleurs non cicatrisées.
Une brûlure infligée par des flammes colériques, une blessure propagée dans l’âme romantique que nul ne peut cautériser.
Des sédiments de peine et de joie figurent sur le testament de sentiments endormis.
Le firmament fait figure de bonne foi en se revendiquant l’avocat des volcans péléens insoumis.
Dans l’abîme de la peine et le sublime de la haine, un faux sourire demeure prisonnier de la torture. Des yeux se meurent et demeurent captifs des soleils ardents et possessifs, des hasards trépidants qui rendent déments.
Sur les poljés isolés, des rejets, des nuits étoilées, des monologues endiablés.
Dans le sérail des cobayes, des dialogues de petits cœurs qui pleurent de leur dépendance, de leur absence.
Sur les dolines en forme de praline, des humeurs câlines d’âmes abandonnées, des rumeurs Malines d’âmes aliénées.
Sur les failles, toutes les brisures des cœurs épris d’azur, de félicité.
Sur les failles, les cobayes prisonniers d’un sérail, dansent sur la musique de l’intense.
Les cuestas invitent les cœurs cardiaques et tous les signes du zodiaque à une fiesta funéraire.
Tous les fuseaux horaires fusionnent pour faire honneur aux nuits cauchemardesques, aux esprits pittoresques.
Sur les rivières déchaînées, des poussières de cœur, construisent un cimetière et tous les alluvions des pêchés, ne peuvent empêcher le remords des corps en cendres dans les méandres de l’oubli. Dans les rivières déchaînées, se déroule un carnaval masqué des visages saouls, abîmés par le temps, l’absence d’amants et de sentiments.
Dans la fosse des adieux à la vie, des os s’entrelacent, s’embrassent et se complimentent de leurs amours décomposés, de leurs toujours brisés.
Dans les causses, des odieux de l’envie, une ambiance mortuaire, un sanctuaire de stalagmites et de stalactites en fusion satanique.
Une érosion de cœurs, de sourires esquissés grâce à l’élixir de l’hypocrisie.
Une évasion de malheurs qui ne veulent pas mourir et nourrir des insensibles, des inaccessibles.
Une explosion de douleur, de rires forcés face aux messires de la jalousie.
Des myosotis font office d’espoir face à la victoire sans conteste des chrysanthèmes, des blasphèmes, de l’anathème qui reste.
Sur les ouvalas, fleurissent des lilas et des « oh la la.»
Jubilent des séraphins et des chérubins tribuns de l’opulence, de la virulence désespérée.
Sur les dolines amies, s’épanouissent des orties débiles complices de la fièvre des scènes mièvres.
Les douleurs éoliennes des âmes égarées, se stigmatisent au contact sans tact des couleurs mongoliennes de la pénombre sombre. Dans l’aven profond, le sang des veines, de la peine humaine qui n’espère plus de lendemains.
Sur les êtres vulnérables s’abattent des rochers immuables, des calcaires imperméables. Les larmes polaires errent dans les canyons d’où résonnent des plaintes monotones.
Des ruisseaux récupèrent les larmes cristallines des symphonies divines. Les mirabelles dégagent un pollen odeur de soufre, une haine qui souffre de l’extase des messies des soucis, de l’ennui de la nuit étoilée et endiablée. Les pieuvres des sangs en larmes, œuvrent pour la naissance des alarmes et le baptême des inquiétudes.
Les vallées encaissées assument le déluge des sourires blessés par l’incompréhension des passions. Les vallées karstiques, d’un rire sarcastique, assistent à la sépulture des corps meurtris par la torture caustique des refus.
L’enfant innocent se suicide dépressif, les veines en sang, dans l’aven profond et nocif, attristé par l’abandon des promesses, de la tendresse et des messes d’espoir.
Alors l’érosion furieuse s’en mêle et se déchaîne sur l’inhumanité et la folie.
Puis, l’évasion curieuse d’irréel, enchaîne fatalité et mélancolie.
Fatalité et folie des calcaires dépressifs.


1999


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