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Poèmes sur la mer

La mer

Publié le 21/04/2009 à 12:00 par ceres
La mer ravala sa salive
au trépas d’une vague d’argent ;
elle ne parlait plus à la lune.
Sur ses collines d’eau sucrée,
reposent les rêves infirmes
au bouche-à-bouche des mots.

La mer promit ses écumes
au soleil des nuages évanouis,
lasse d’être la statue du ciel.
Rejoindre l’abysse de sable
avec les sirènes des fleurs navales,
pour respirer l’immense…

La mer se voulut être mère
des étendues de larmes,
près du port des espoirs cachés.
Atteindre l’île du cœur
par le silence des pierres tombales
que nous nommons sourires gris.

La mer gouverna son navire de terre.
A son bord toutes les rivières,
les fleuves des paysages
créés à la seconde d’une éternité,
balbutièrent une âme
qui perdit les eaux troubles.


2009


Ames de pierre

Publié le 27/01/2009 à 12:00 par ceres
Pâles écumes à la mer froissée,
La vague repliée sur le regard,
L’ombre de l’eau à peine embrassée,
Surprises très loin le soir par le phare.

Toiles givrées aux branches paginées,
Nos paysages meurent avec nous,
Et sur nos tombes de vie, les années,
Leurs rêves d’aube fleurie, un peu flous.

Elle, lui, vous, eux, toi. Moi aussi un jour,
Emportés dans un jamais absolu
Sans prévoir le roulement du tambour ;
Dans le passé, nos larmes dissolues.

Le cimetière bleu des enfants rois
Que nous seront dans nos silences d’hier,
Brillera de mille feux pour notre foi
En l’infini des âmes de pierre.

Oui. Là dans nos abysses funéraires
Avec nos consciences baignées d’étoiles,
Qui nous attend sur la digue d’hiver
Où le temps prend froid au fond de la cale.


2009

Le galet

Publié le 02/11/2008 à 12:00 par ceres
Il a entendu la mer pleurer
la nuit
dans les traces du voyageur
silencieux

Ciel plongé à l’envers
recrache ses astéries d’infortune
dans sa mémoire trouée
de larmes

L’empreinte des vagues solaires
est encore habitée
par un rayon hurlant sa lumière

Cœur sauvage vide sa houle
et ses aubes noyées
Elles ont été infidèles
la faute aux blondeurs irréelles

Et lui sur la tombe marine
solitaire rescapé des sommeils
écorchés
il assiste aux duels des infinis
avec pour arbitre
la tempête qui jette à nos pieds
ses pluies d’oiseaux fous

Enfant des eaux lunaires
il a roulé longtemps
dans les courants fauves
avant d’échouer
sur le sable rouillé
Habitué à la mort des nuages
devenus épaves voraces
de poussières pensives
il supporte son éternité ascèle

Condamné à voir
condamné à se taire
à être là
couché

Il ne reste que la prière des marins
dans l’ombre du temps pressé
d’immerger l’univers
et le reste…


2008

A la lisière d’une lave bleuie à l’azur

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par ceres
A la lisière d’une lave bleuie à l’azur,
les soleils éteignent leurs rayons de miel.
Le cri échappé d’un arbre en fin de mort
revient en écho dans les aurores chastes.
Les fleurs ouvertes vers l’enfance
épongent leurs pétales de larmes telluriques.
Il leur faudra recoudre, l’hymen blessé
de la Nature dans ses plumes nocturnes.
Il leur faudra renoncer aux aubes évanouies
sous le baiser de la lune presque éteinte.

A l’effleurement d’une abysse étoilée
les soleils allument leurs feux de joie.
L’appel d’un océan assoiffé de soupirs
retentit dans le cœur des entrailles terrestres.
Les algues dansent sous l’écume,
caressent les sanglots rougis au crépuscule.
Il leur faudra enterrer les cendres marines
sous l’étreinte parfumée de silence.
Il leur faudra se convaincre que le temps passé
est une offense aux âmes endormies à jamais.


***

A la lisière d’une lave
bleuie à l’azur,
les soleils éteignent
leurs rayons de miel.
Le cri
échappé d’un arbre
en fin de mort
revient en écho
dans les aurores chastes.
Les fleurs ouvertes
vers l’enfance
épongent leurs pétales
de larmes telluriques.

Il leur faudra recoudre
l’hymen blessé de la Nature
dans ses plumes nocturnes.
Il leur faudra renoncer
aux aubes évanouies
sous le baiser
de la lune presque éteinte.

A l’effleurement
d’une abysse étoilée
les soleils allument
leurs feux de joie.
L’appel
d’un océan
assoiffé de soupirs
retentit dans le cœur
des entrailles terrestres.
Les algues dansent
sous l’écume,
caressent les sanglots
rougis au crépuscule.

Il leur faudra enterrer
les cendres marines
sous l’étreinte
parfumée de silence.
Il leur faudra se convaincre
que le temps passé
est une offense
aux âmes endormies
à jamais.

Elle a retrouvé un sourire inhumé sous le sable

Publié le 18/08/2008 à 12:00 par ceres
Dans ses guenilles d’arbre céleste
elle resplendit de mer noyée
sous le baiser
les mains ouvrent l’horizon pluriel
où le vent s’est frayé un regard émeraude

Dévêtue de sable gelé
par le silence
la mémoire des eaux troubles
revit la vague morte aux pieds d’argent
puis s’endort dans la fosse.

Identité abyssale.

Nippée de branches blessées
elle vibre de joie endeuillée
sous l’étreinte
les mains fermées vers le sablier
dont le temps écoule son sourire.



Dans ses guenilles d’arbre céleste, elle resplendit de mer noyée sous le baiser. Les mains ouvrent l’horizon pluriel où le vent s’est frayé un regard émeraude : dévêtue de sable gelé par le silence, la mémoire des eaux troubles revit la vague morte aux pieds d’argent, puis s’endort dans la fosse.
Identité abyssale.
Nippée de branches blessées, elle vibre de joie endeuillée sous l’étreinte, les mains fermées vers le sablier dont le temps écoule son sourire exténué.


2008


















Etre ta...

Publié le 08/10/2007 à 12:00 par ceres
Etre ta lune gorgée d’étoiles
de mer en éclipses nocturnes
faire danser l’être aimé
sur tes roches stoïques
aux amours lettrés mais

Etre ta voile en dentelles turquoises
ta vague de soleil assoiffé
à l’érosion de ta craie éternelle
au goût d’algues enneigées
écrire les saisons dénudées

Etre ta force au vent errant
sur tes strates légendaires
guider les mots des poètes
sur ton incisive sobrement allègre
mordre les paysages à l’infini

Etre ta foudre aux lèvres azurées
un galet solitaire sur ton sommet
au naufrage de mes pensées
un baiser dans ton abîme
au cœur érodé puis

Etre ta vie perpétuelle dans tes ombres
un oiseau pêcheur de ton église
expiant mon âme à l’horizon
sur tes falaises dévorées
ton corps de larmes telluriques


2007















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