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impression très agréable d'être emporté telles des feuilles au vent par ton texte... amit iés, hysard...
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Par Ceres, le 15.09.2009

il est très très beau ce poème. c'est en cherchant des photos de versailles pour illustrer un de mes prochains...
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Poèmes sur Versailles

Elle appartient aux blés

Publié le 27/04/2009 à 12:00 par ceres
Elle appartient aux blés
comme le soleil à l’été
et moi fille de chêne
j’arrache mes branches
taille mon cœur sylvestre
en un bouquet de racines
Tout vient de la terre
le regard hadal puisé à la fleur
l’écorce des pétales rouges
aux laves verdoyantes
du magma stellaire
la lune voile la nuit

Elle appartient à la beauté
comme le blond aux blés
et moi nymphe de la foudre
frappée à l’amour
je guide mes ramures
aux veines framboisées
Tout vient des roses
sur la dentelle des eaux
les menuets d’une note
esquissent la céleste
ses amants de statue
en une caresse de marbre


2009


Versailles : le bosquet disparu

Publié le 01/03/2009 à 12:00 par ceres
Nous allons piocher un rêve au hasard
Dans l’embrasure d’un ciel émeraude,
Chasser de nos yeux l’éternel brouillard
Pour que vive le sourire de l’aube.

Se cacher près du bosquet disparu,
Dans le rayon d’un arbre rajeuni
Par le retour des larmes dévêtues ;
Celles qui chancelaient en symphonies.

Donnons tous un nuage lacrymal
Pour que pleurent les fontaines sacrées,
Voir toutes ces envolées animales
Qui rejoignent les astres empierrés.

L’orgue n’a aucune ride florale.
Il rejoue sous les treilles parfumées,
Après des siècles d’ombre sans pétales,
Dans sa nappe de diamants brodés.

Jamais le soleil n’aurait pu s’enfuir
Très loin de ces cascades souterraines.
Il nous reviendrait chanter de sa lyre,
L’apparition des grandes eaux mondaines.



Jean Cotelle, 1693
Le Bosquet du Théâtre d'eau

Théâtre d’eau

Publié le 01/03/2009 à 12:00 par ceres
Cachottière évanouie dans ses semences solaires
Cérès ne m’avait pas dit
qu’elle avait déchiré la couture végétale
d’un paradis qui attendait sous terre

Tout près d’elle le roi l’avait prédit
sur son soleil de flammes lacrymales
après quelques siècles à soupirer

Ils reviendraient TOUS. Bientôt…bruines d’or
Rêvons en attendant. Voici la clé
Cérès ouvre la porte du Nord

Berceaux de lumière qu’enfante le rêve
les eaux s’entrechoquent avant de s’unir
dans une étreinte fugace
croisent la neige et la fièvre
Toujours cette soif d’instants entaillés à la source
Cupidon n’a jamais raté sa cible
tout doit finir par un mariage
pour que ruissellent les âmes
L’orgue reçoit l’ondée astrale
puis réajuste les notes disséquées
dans ses moindres sanglots
Les amours sont revenus drapés de cieux
Jamais ils n’auraient manqué la fête
inondée sous les rocailles
Le cygne majestueux jongle
avec l’ambre glacé et l’opale brûlant
alors que la lune marine
est tombée dans un abysse de verdure

Nous spectateurs voulons participer aux fastes
Réveillons le rêve
Gravissons ensemble cet escalier arrosé de fleurs
Réanimons de tout notre souffle azuré
fontaines cascatelles palissades cristallines
pressées de rejouer pour vous
sous les chandeliers éclairés
le Versailles d’antan


2009











Gouaches et dessins de Thierry Bosquet

The statue is crying

Publié le 05/10/2008 à 12:00 par ceres
Cachée derrière la feuille rouge
la larme jaillit

Fièvre automnale des fleurs
qui envolent leurs pétales
dans une valse immortelle

Les ors se dégradent au crépuscule
des arbres enivrés
de flammes bipennes
leurs yeux soulignés de folie
fixent l’éternité

Pendant que la larme coule

Voile opale de la déesse
dont la source s’échappe
vers l’infini d’un sourire
nuageux

Elle demeure là toujours
vivante de beauté trouble
dans cette pluie ambrée
de mélancolie

Alors que la larme s’épuise

Insaisissables pensées
son cœur n’est qu’une chimère
qui sillonne les cimes vierges
de la terre au ciel doré

Même si la larme expire

Elle garde son blé solaire
dans une saison saignée
jusqu’au poumon déraciné

Le marbre fissuré sous l’œil
ouvert le jour
ouvert la nuit
laisse entrevoir
une goutte infime


Versailles octobre 2008












Versailles : ruines de fleurs oubliées sous le marbre

Publié le 25/08/2008 à 12:00 par ceres
Ruines de fleurs oubliées sous le marbre.
Flore les délivre toujours à l’aube,
Parfumant les regards revêtus d’arbre.
Le ciel cache la pâleur de sa robe.

Le dieu Bacchus ivre de pétales
A bu le soleil, a noyé la nuit ;
Au bras de la statue au teint opale
Sa beauté de demoiselle reluit.

Voyageurs dans le jardin des ondées
vivant près des fontaines vermeilles,
Nous sommes passeurs de rêves d’idées
Où le lys blanc dort d’un profond sommeil.


2008

Versailles : Bacchus et ses petits satyres

Publié le 22/10/2007 à 12:00 par ceres
Bacchus et ses petits satyres aux couleurs de l’abondance
A contempler les elfes d’automne baignés d’or
Ont reçu en chuchotements saisonniers les confidences
De ceux qui ont créé Versailles dans un rêve d’encore

Le soleil dans un bâillement de nuages ambrés
A prêté sa grâce auguste en lits brodés de fleurs
Aux naïades empressées de servir leur roi éclairé
Les chevaux solaires ont galopé dans les eaux du cœur !

Saturne et ses petits amours aux sourires de l’innocence
A répandre les feuilles d’hiver en tombées blanches
Ont accueilli dans leurs regards purs la puissance
Des Amours de longs baisers en avalanches

Le soleil dans un soupir d’arc-en-ciel vespéral
A enlevé sa parure brûlante pour réchauffer les enfants
Des saisons froides dans un bain de larmes sidérales
Séraphins et chérubins ont marié la glace et le feu ardents !


2006

Photos de Claude extraites du site
http://720plan.ovh.net/~jardinsd/





































Saisons versaillaises

Publié le 18/10/2007 à 12:00 par ceres
Le jardin des dieux à l’aurore
Ouvre son éternité séduisante
Cérès, Bacchus, Saturne et Flore
Valseurs d’une pendule gisante


Sonnez les matines des anges
A l’acropole de la saison
Des soleils bavards jaune orange
Au bord d’un été à l’horizon

Les arbres aux âmes musicales
Rêvent racines en larmes
Sans briser le serment ombilical
Des roses aux jours parme

Apollon répand son astre auréolé
De pétales blancs sur notes de silence
Celui des esprits au cœur immaculé
D’un passé au bras de l’élégance

Le parc s’éveille dans sa légende
Des muses adoubées de lumière
Dans un bain parfumé de lavande
Elles composent sonatines princières

Dans un baise-lèvres rutilantes
Les ombres chuchotent abandon
Sur le tapis émeraude Atalante
Défit la foudre de Cupidon


A l’automne nos oraisons algèbres
Fleurissent ensevelies sous octobre
D’antiques fantômes célèbrent
Le ciel de quelques nuages sobres

Virevolte l’infini d’un sourire
Sur quelques feuilles inertes
D’avoir aimé un souffle apyre
Au regard de cendres offertes

Nos éphèbes aux rayons discrets
Cachés dans le marbre de nos songes
Dérobent les soupirs secrets
De jeunes vierges au cœur éponge

L’eau tonne de soleil flamboyant
En un jaillissement de gouttes divines
Dans sa gloire d’or brillant
De nimbes aux étincelles héroïnes

Les vendanges d’étreintes juteuses
A flots sur le grand canal en voyage
Prospèrent en saveurs capiteuses
Coulant sur l’Eden d’un doux visage


Puis le murmure de plaintes refroidies
Sur une lyre aux cordes gelées
En flocons dans un triste paradis
S’éteint lentement esseulé

Le cimetière des branches mortes
Est le refuge des larmes vivantes
Dans leurs yeux ouvrent la porte
Des souvenirs de neige brûlante

Et un nid vert oublié dans le givre sombre
Désert de ses ailes fragiles de nouveau-né
Sert de tombeau aux fleurs de pénombre
Dans l’attente des flammes surannées

Statues aimées de la saison blanche
Portant sa couleur emblème
Echangent quelques avalanches
De baisers dérobés aux je t’aime

L’hiver lui aussi connaît son trépas
N’échappe pas à la mort de sa mort
Obligé dans un tremblant mea-culpa
De dévoiler son verdoyant remord


Pour laisser renaître corolles en terre
Ariettes légères dans la tendresse
Bosquets en fêtes aux adultères
Des dieux en florales confesses

Fontaines aux vagues enivrantes
Chemins aux quêtes spirituelles
Pour désaltérer une soif dévorante
D’absolu aux âmes perpétuelles

Miroirs à l’envers au printemps de grêle
Couleurs du temps érodées à l’azur
A revenir toujours vers ta citadelle
De pierres végétales aux mille brisures

Soleil érudit à la réviviscence
Des mains indiquant la voie
Des bronzes dans le bon sens
Altruistes sages au sang roi

Nymphes de beauté blonde
Emergeant des lisières troubles
Dans ce jardin centre du monde
Où de nos lueurs doubles


Saisons savantes à la voûte vespérale
Dans un jardin où le temps s’est tu
Versailles au cœur fléché de l’idéal
Offre ses sensuelles vertus


2007



Les chevaux versaillais

Publié le 29/08/2007 à 12:00 par ceres
Les chevaux versaillais dans l’empreinte du temps
Emmènent un céleste tourbillon d’irréalité
De l’encre azurée du cœur le regard a saigné

Les chevaux versaillais sur le chemin haletant
Vivent d’eau et de couleur voie lactée
Au vent errant le souvenir s’est empoigné


2005

Pour Anne-Laure



Cérès

Publié le 26/08/2007 à 12:00 par ceres





Il pleut des soleils sur Cérès
Baignée d’or dans le sourire de l’Azur
Recevant un doux vent en caresse
Sur son visage au cœur pur

Il rayonne des larmes sur Cérès
Aux aurores où la lune s’envole
Entourée d’étoiles et de promesses
Contempler l’immortalité de leur idole

Il neige des rayons sur Cérès
Encore des arc-en-ciel amoureux
En révérence devant leur déesse
Le soleil est blond aux yeux bleus

Il souffle des anges sur Cérès
Un amour dort sur son paysage d’été
Dans le souvenir d’une saison d’ivresse
Où les baisers croyaient danser dans l’éternité


2006

Versailles : le soleil fait pleuvoir en son coeur

Publié le 21/08/2007 à 12:00 par ceres
Versailles : le soleil fait pleuvoir en son coeur
Le soleil fait pleuvoir en son cœur un bouquet de Lys
Se levant à l’ouest près de roses pétales qui s’éventent
Il offre des poèmes à sa muse reposant dans la grotte de Thétis
D’où ruissellent des orgues aux notes effervescentes

Le roi profite des frondaisons vernales et estivales
Des topiaires aux robes bouffantes et verdoyantes
Dont le bruissement effleure les nuits de carnaval
Pour des promenades aux bras de fleurs ondoyantes

Dans les allées sinueuses de treillages en arabesques
Les feuilles d’or s’échappent voguant dans l’air parfumé
De tendres regards de soupirants aux paroles chevaleresques
A leur belle arborant une couronne de petits soleils sublimés

Apollon entouré de ses muses artistes languissantes
Récitant des vers lyriques et fervents aux amants enlacés
Gouverne un royaume où les ombres sont des étreintes florissantes
Où les rayons dorment dans des hamacs de ramées embrassées !




2006


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