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Poèmes sur les saisons

sensations de saisons

Publié le 11/09/2009 à 17:29 par ceres
Ecoute le murmure de l’arbre d’automne
Qui saigne ses feuilles à l’ombre,
Le froid d’une saison qu’un soleil entonne,
Là et là-bas dans la pénombre.

Regarde cet azur violé par les nuages ;
Il refoule son bleu au sud,
Cette pluie qui tombe en sueurs sur les visages,
C’est l’hiver qui s’annonce rude.

Touche la grêle d’une folie amoureuse ;
Ses caresses roulent sur la terre,
Elles viennent frôler les fleurs toutes frileuses,
Le chant des oiseaux solitaires.

Puis respire le temps qui se fait au printemps ;
Mère d’un été en jachère,
Goûte aussi aux baisers des amants haletants,
La renaissance qui nous est chère.


2009


Equinoxe au clair de rue

Publié le 10/08/2009 à 11:13 par ceres

Equinoxe au clair de rue

tu me diras quand il faudra partir

afin que je sois prête

à la césure de l’été

ou

au premier bourgeon de l’hiver

 

Y aura t’il un idéal

pour redonner mon sourire

aux jamais de l’aube

 

Solstice au clair de rue

tu me chuchoteras l’écho ténébreux

qui m’appelle déjà

pour dorer l’automne

ou

suspendre le ciel vernal

 

Y aura t’il l’instant

pour dire adieu

à toutes les saisons

en même temps

 

2009

 

 

 

 

La boussole

Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ceres
Elle indique le nord d’avril
à la fin d’un pétale abandonné
sous un nuage d’ancolies
il faut suivre l’été du printemps
exploser ses fleurs animales
même si l’on perçoit en écho
que le cri de la racine

Elle indique le sud de juillet
à l’Origine d’une orgie florale
sous un soleil perlé de roses
il faut occire l’automne de l’été
bouillir l’azur du regard
même si l’on extrait que le pourpre
d’une saison sanguine

Elle indique l’ouest d’octobre
à la fièvre d’un arbre dénudé
sous ses feuilles perforées
il faut agonir l’hiver de l’automne
rajeunir la mort de la cime
même si l’on garde l’espoir
d’un ricochet en bourgeons

Elle indique l’est de janvier
à la fêlure d’une floraison
sous la terre où bavardent les nuits
il faut bénir le printemps de l’hiver
conter les couleurs en liesse
même si l’on sait que la rose des vents
quadruple l’enfance fugitive


2009

La geôlière était une fleur d’été

Publié le 25/03/2009 à 12:00 par ceres
La geôlière était une fleur d’été,
capiteuse dés la naissance de la racine.
Elle enfleurait le baiser des lèvres
pour répandre des gerbes abricotées.
Son regard de lierre animal,
creusait les terres inhabitées,
pour y attendre les bourgeons printaniers.
De la cage dorée d’un azur giratoire,
on assistait à l’envol des pétales ;
leur ballade de ramures inclinées,
n’était pas définie par la rose des vents.
Etait-ce la pivoine pourprée de la ferveur artiste
au premier clignement des paupières,
où le coquelicot toujours au bord des pluies
tournoyant dans sa robe hémorragique.
C’était peut-être l’œillet du poète
avec le rêve d’un amour sublimé ;
qui au delà d’une saison évanouie d’étreintes,
ne voulait pas prêter son soleil.


2009

Dessin de Maxrob

Ce semblant d’été

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par ceres
C’est le soleil qui a perdu ses rayons
quelque part dans le printemps
au milieu d’un champ d’arbres
et d’un embryon floral de pensées

C’est le gazouillis des ombres ailées
sur la branche caduque du vent
une éclaircie sur nos visages d’hiver
un chaud qui grelotte encore un peu

C’est le murmure des feuilles vertes
qui ne veulent pas mourir à terre
avant d’être nées pour vivre éternelles
c’est l’automne d’un tourbillon lacrymal

C’est la fille aux racines lacérées
par les saisons jalouses de l’été
cette petite envolée de tulipes d’or
se déboutonne dans la pénombre ardente


2009

L'été retrouvé

Publié le 20/02/2009 à 12:00 par ceres
La brume opaline frappe la terre
de sa rosée étincelante
espérance de vie raccourcie
sur le fuseau secondes de l'aurore

Tristesse virginale de l'oubli

Et le temps à la recherche de ses aiguilles
n'a pas trouvé l'antidote
pour occire la danse des fleurs évanescentes
sur le cadran stellaire de Cérès

Détresse matinale de folie

Les trèfles lasses de leur triolet émeraude
ne comptent plus sur la chance
pour retenir la saison
dont l'automne ouvre le cadenas rouillé

Solipsisme d'un été à l'abandon

Le silence sur son arche perdue
accueille à son bord
son équipage d'écailles
Mounie Keeyoo Le Titi
corsaires des rivages lacrymaux

A l'abordage vers les braises éternelles

A l'aide du tisonnier solaire
vers d'autres contrées
loin des colombages enneigés
et de l'effeuillement des nuages
ravivons le feu de l'imaginaire


2009

Le dernier sanglot de l'été

Publié le 15/02/2009 à 12:00 par ceres
Quand le paradis vient mourir à mes pieds
c’est l’enfer qui me supplie à genoux
de vivre dans le feu des idées
de périr dans l’hiver d’un amour

Poignet fêlé sur les touches blanches
alors que le soleil déracine ses rayons
dans la rosée d’une aube timorée
Notes gracieuses à l’étouffée d’une gigue

La dernière

Viens dormir sur la larme nuageuse
d’un hier qui ne reviendra pas demain
Viens chuchoter là au creux de l’arbre
toute la sève d’un baiser en clé de la

L’oisillon sorti du nid céleste
vole au dessus d’une pénombre fanée
Fougères repliées des chemins ailés
on n’entend plus que le sanglot de l’été

Le dernier


2009

Automne

Publié le 06/11/2008 à 12:00 par ceres
L’automne a ses cœurs. Suspendus aux branches de l’or rougi par le tressaillement des strates charnelles, les vents soupirent. L’automne, pupilles écarquillées, s’endort.
La statue est immobile. Sauf le regard…Elle baille dans l’heure flétrie du temps au sable d’argent.
Soleil enrobé du fleuve céleste. Il débauche un hélas aussi joyeux qu’un univers, alors que la cascade a aiguisé son cristal jusqu’aux entrailles des fleurs mourantes. Les racines saignent encore dans l’allégresse aux grilles fermées. Pétales envolés…
Le chat multiplié est le gardien du temple mais aussi des cœurs dont la brisure est le sourire de l’âme. Multiples. Les feuilles, les rivières, les failles. Tous en chœur…Rêveries corporelles.
Revenez dans les amours délurées de lune. Berceau de l’ivresse, de la seconde. Carnaval bucolique des arbres pliés en saisons prophètes. Dîtes-leur juste l’extase aux couleurs irréelles qui imitent celles des flammes.
Le cygne si pur a déployé ses ailes loin de ce déluge éblouissant.



























L'été

Publié le 13/08/2008 à 12:00 par ceres
Il pleut des soleils sur Cérès
Et du bleu se voulant sage.
Le blé en blondes caresses,
Esquisse les paysages.

Chères vernales trépassées,
Admirez la belle déesse,
Aux fleurs d’un été vert glacé
Par le tourbillon de l’ivresse.

Les arbres ont pris une ride,
Aux rayons assoiffés de nuit.
Ne reste qu’une branche timide
Que le temps encore poursuit.

Les champs blessés par la brûlure
Chassent les amants fruités ;
Leurs amours un peu trop mûres,
Meurent dans la saison hantée.

Au cœur de l’automne

Publié le 16/10/2007 à 12:00 par ceres
Au soleil couché sur ses rayons feuillus
dénudé de larmes virginales
plonge dans les sources glacées
des automnes au cœur hivernal

A la fleur perdue sous un vert vieillissant
aux dernières lueurs des ombres
se signe d’amour aux vallées silencieuses
avant d’effleurer la mort…florale-trépassée !

Aux cascades d’arpèges ruisselants
de ré timorés comme de mi endormis
à demi dénaturés à l’aube de la nuit
ré-accordent leur vent sacré

Aux clairières au-clair de lune
faîtes danser vos herbes en reflets
dans les miroirs où se sont aimés
quelques défunts murmures couffins

Aux bruissements des arbres fantômes
de leurs mille bras aux mains rougies
par les étreintes de saison alanguie
enterre une pluie en voltige de flammes

Aux mousses à la pierre d’un cœur
s’accrochent aux harmonies désertées
des nids, en leurs fluttes bipennes
déchantent les printemps en leitmotiv

Au cimetière des rivières de croix
à noyer l’été en torrents de branches
où reposent quelques dimanches
d’enfants aux sourires nébuleux

Aux étoiles émeraudes des jours bleus
à compter les heures à l’envers
horloge d’une seule saison
où défile l’émoi en myriades d’esquisses

Aux chandelles ardentes du souffle
ravivent les paupières vespérales
à la rosée évanouie…Balançoire des baisers
se promenant au cœur de l’automne…


La vallée de Chevreuse / photos de Sab 2007



























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