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ceres Description du blog :
Quelques photos, poèmes et dessins. Versailles, chats, Nature, vitraux...
Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
20.08.2007 Dernière mise à jour :
18.08.2008
Drapée de peccadilles pour les garçons
Aux esprits de chair affamée
Je suis une humeur vanille de frissons
A dénoncer les vétilles en caleçons
De polissons un peu trop gourmets
Et si on enlève la c cédille
Les garçons ne seront plus que gars cons
Ou peut-être simplement petits glaçons
Dégoulinant de mots pacotilles
A la faveur de fleurs fermées
Dégobillent les verbes proches d’aimer
Où sans doute amitié enfle les chevilles
Et se confond avec amour sautille
Tout ce qui porte un lipstick parfumé
Et l’espoir déposant en rouille une rançon
Béquilles de vérités dans les buissons
A exalter ses mensonges faucille
La promesse d’une entente clairsemée
De chansons en majeur babillent
Le temps d’un adieu au faux Robinson
écrit en 2002-retravaillé en 2007
Toujours dans la série de ceux qui confondent hélas amour et amitié
Murmures de plumes blanches
D’un cygne aux larmes d’or
Dépourvu d’ailes d’anges
Pour fuir les paysages morts
Perles d’encore dans cet Eden anglais
Au bras d’un fantôme fringant
Où les baisers d’un végétal palais
S’évanouissent sous un soleil élégant
Ses rayons viennent du Nord
Et son beau prénom ruisselle
Sur le visage de celle d’aurore
Dans un jeu d’éventail sensuel
Soupirs de pétales écarlates
A la couleur du jour dernier
Sous la lame hurlante d’aristocrates
A se rappeler les sourires prisonniers
La rosée de yeux privés de leur ciel
Coule sous le couperet de la fureur
Rutilantes mémoires d’âmes vénielles
Roulent sur l’octobre de la Terreur
Vaillante femme couronnée d’acier
Au destin d’un siècle éclairé
Par les ombres de tricolores officiers
Répandant quelques jurons inspirés
Chuchotements de murs élégiaques
Au souvenir d’une rose reine
Où les battements d’amour cardiaque
Au rythme d’une Nature souveraine
S’évadaient vers l’insouciance gracieuse
A jouer les soubrettes en sandale
Adulée dans cette alliance précieuse
D’un feu hivernal et d’une neige estivale
Cupidon sommeille dans son hameau
Valsant avec une nuit autrichienne
Délivrant en nos cœurs les maux
D’un passé aux blessures anciennes
Une esquisse d’anges aux romances bipennes
Balbutiant leurs ailes en maintes révérences
Fait danser follement les cieux en fontaines
Ruisselant complices sur une tendre naissance
Un goût de cœur dessine sur deux visages
Une larme estivale voyageant avec le vent
Pour suivre l’infini d’un amour sur un nuage
Quelques notes volant dans un songe vivant
Une odeur de soleil réanime l’évasion
Vers un paysage lumineux chevauchant l’irréel
Un océan de bémols et de dièses en fusion
Quelques fleurs tombant sur les âmes frêles
***
L'étreinte des nouveaux-nés
Une caresse de lune sur les corps abandonnés
A l’ivresse chaste des herbes endormies
Un lit de cheveux où s’embrassent les nouveaux-nés
Où se confondent des mains, défuntes amies
Une étreinte de nuit sur les sourires fiancés
Des anges contemplant le soleil de minuit
En descente d’insulaires baisers en tracé
Autour du cœur d’un été épanoui
Un baiser d’étoiles sur les peaux effeuillées
De frissons aux lueurs florales parfumées
Une valse de La Nature endeuillée
D’un souffle virginal de l’instant sublimé
Je mélange un verbe avec une ivresse circonflexe
Pour offrir à l’aimé une ode d’amour conjugué
Un baiser sur les draps repassés de textes
Où les voyelles se donnent aux consonnes subjuguées
Je mesure trois compléments d’objets indirects
Dans l’amphore assoiffée d’alphabet gothique
Avec une étreinte sur le sexe du cœur insecte
A dévorer le miel de fleurs orthographiques
Je récite des adjectifs concertistes au sommeil
Une formule de quelques lettres de nuit brune
Une douceur de la peau esquissant des O soleils
En extase sur le sentier de savantes lunes
Je rajoute une pincée de majuscules au sang ardent
Un soupçon de frissons en mots nocturnes
Quelques spasmes exclamés dans les S abondants
De caresses pour l’empreinte des réveils diurnes
Le célèbre FBI de Versailles est aux trousses
Des tricheurs enjoués au billard américain.
Un paysage de lunes rayées finit en mousse,
Dans la défaite de joyeux refrains.
Les bouteilles désespérément desperados
En ballet de majorettes sur les tables rondes,
Voient défiler des nuages de vessies grosses
Dans l’alcôve taguée d’une mer blonde.
Sur le grand tapis vert roule l’ivresse.
Versailles n’est plus un jardin mais une bataille
De calices sans pétales. Et avec hardiesse
Dans les tranchées sombres, les couleurs ferraillent.
Le FBI de Versailles traquent les petites bulles,
Dans un parc où les boules se promènent vaincues
Par une lutte vaine de doigts noctambules ;
Heureuses quelques heures d’avoir vécu.
2007
En souvenir d'une soirée de septembre à jouer au billard
D’amour sur ses touches nécrosées,
Noires d’un linceul embrasé
De yeux solaires épousés
Par l’ombre de notes épuisées.
Mon piano est malade
Et mes oreilles saignent de soupirs,
Echappés d’un métronome vampire,
De la démesure des sourires,
Et de quelques bémols martyrs.
Mon piano est malade
Et j’en saigne de toutes ces envolées
De sonates au clair-étoilé,
De préludes en mineur exalté
De sérénades de mi accouplés.
Mon piano est malade
Et j’enseigne les bois effleurés,
Les disputes de sols éplorés,
Les partitions de maux déchirés
Les cadavres de rythme éventré
Mon piano est malade et les notes se libèrent enfin d’un fardeau de do, d’une cadence en discordance.
Mon piano est malade d’avoir oublié de compter des notes éreintées devenues boiteuses.
Mon piano est malade, pleuvant ses cordes sur de jeunes violons lyriques.
Mon piano est malade de vers cachés dans son ventre aux échos symphoniques.
Mon piano est malade de ces vers qui ne veulent plus de rimes sévères.
Mon piano est malade de toutes ces valses en clé de ré viennois et de ces si dièse volant la vedette au début de folles partitions, à des fa bémol.
Mon piano est malade et moi, je connaîtrai toute l’agonie de notes vaines, de pluies diluviennes, de valses de Vienne. Attentes de mes veines, attentes vaines que l’âme de la Fièvre devienne mienne.
Et que mon piano guérisse…
J’ai valsé avec juillet en plein mois d’amour
A lui déclarer mes soleils en menuets
J’ai dansé dans la morsure d’un été muet
La nuit devenant le pâle fantôme du jour
J’ai allaité une fleur délaissée par octobre
Le ciel pleurant la blessure de l’éternité
J’ai nourri une tulipe de mes larmes sobres
Pour avoir bu la source d’un cœur chuchoté
J’ai avorté de ma peine paysagère
Pour répandre le solfège de mes regards
Endormis sur un piano à moitié hagard
D’espérer le retour des notes messagères
J’ai excommunié un ange aux ailes cassées
Dans la sacristie de mes couleurs voraces
En leur prison blanche fautive de s’enlacer
Et de s’aimer parmi d’ingénues rosaces
J’ai fusionné octobre et juillet en avril
Pour que le printemps neigeux imite la folie
J’ai névrosé toutes les horloges en oubli
Pour ne plus souffrir de saisons fossiles
Une dame de cœur reçoit la pique d’un valet de basse-cour,
Piaillant au milieu d’un harem de poulettes bien potelées.
Dans les paillettes servant de nid pour faire l’amour,
Le don juan à crête raconte sa nuit d’étreintes ailées.
La dame de cœur offre un chant baroque au coq musicien,
Comme un gage d’amitié qui s’habille de notes frivoles.
Mais le fier maître du poulailler dans un silence stoïcien,
Dénigre ce cadeau courtois d’une bien naïve faverole.
Quand les coqs s’imaginent que pleuvent sur eux des auréoles,
Devant leur petits becs aux roucoulements scabreux ;
Et que les jolies poules pondent des cœurs amoureux¨
Pour encenser dans la boue une bien ridicule idole.
Comme ils se trompent, aveuglés par un désir de gloriole,
Dans leur Olympe de plumes ne couvant que la vie,
Prenant toujours les sourires comme un unique symbole,
De passion subite à la vue d’un duvet gracieusement ravi !
Une étreinte de visages sur une clé de sol
S’endort sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de tendres baisers mesurés !
Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un prélude valsant
Sur deux cœurs en un tambour tragique.
Et dans un concerto d’effleurements sonores,
Les cordes se nouent en chœur dans l’obscurité ;
Les mains s’aiment sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.
Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols en robe blanche, le doigté souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !
***
Une étreinte de visages sur une clé de sol
Allongés sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de baisers mesurés !
Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un rondo dansant
Sur deux cœurs dont le tambour sonne tragique.
Et dans une tempête de gémissements sonores,
Les cordes se nouent et se dénouent dans l’obscurité ;
S’aiment les mains sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.
Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols avec leur robe blanche de dentelle souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !
Pensive. Je veux effleurer ce corps en lettres cursives
Et ne plus mourir dans le brouillard du matin ;
Sur le parchemin de mes évasions furtives,
Répandre l’encre de tes yeux libertins.
Ravive. Le chemin tumultueux de ma salive,
Désaltérant les fruits d’un été féodal ;
Où le baiser rend hommage aux lèvres émotives,
Pleurant le retour des caresses pyramidales.
Esquive. Les fossés que l’âme captive,
Creuse pour y déposer les symphonies blessées,
Par un chaos d’ivresses explosives,
Au sud d’une mélodie harassée.
Imaginatives. Les mains de ce paysage en ogives,
Où les mots forment des étreintes embrassées
Et reviennent sans cesse dans l’extase affirmative,
Se cogner aux délices d’un tango enlacé.
Plaintive. L’apothéose d’une nuit active
Dans le leitmotiv soupiré d’une matinale rosée,
Qu’une musique douce et fragile ravive,
Dans le lit d’une virginale épousée.
Récidive. L’exploit du guerrier à la dérive,
D’avoir envoyé ses flèches d’Eros dans les yeux.
Les larmes sont un vin capiteux d’une force nocive,
Pour avoir mis au monde un plaisir merveilleux !