Poemes Nature
Posté le 06.06.2008 par ceres
Ce que j’aime entendre couler l’eau
de ces arbres bleu-ciel,
où chaque branche est une larme
née du cœur tellurique,
où chaque mot est un silence
naufragé des yeux asséchés.
Ce que j’aspire à effeuiller
la fontaine de ses pétales,
aux pierres en mal de temps,
ce torrent qui s’est arrêté,
pour l’amour d’un vent
d’hiver à la cape vernale.
Ce que j’attends d’un paysage
ne pouvant désaltérer le soleil,
juste un rayon sur la statue
aux blondes envolées,
le baiser d’un bonhomme de neige,
fondant sous mon œil fermé.
--
Posté le 14.04.2008 par ceres
Raconte les rêves en septième classe
Et les extases de troisième ciel,
Où le soleil dépose baisers de glace,
De saisons en lueurs noircies de miel.
Raconte les fées aux nuages fanés
Et les oiseaux fleurissant en hiver,
Où les larmes des pétales chiffonnés,
Meurent dans la symphonie d'un calvaire.
Raconte les licornes éconduites
A la tombée de l'ennui nébuleux,
Les chemins étroits qui prennent la fuite,
Vers les regards au cœur volumineux.
Raconte ces enfants vieillis d'orage
Au soir d'une légende étincelle,
Le sourire d'un melting-pot de feuillages,
Cachant la détresse d'une fleur immortelle.
Posté le 14.04.2008 par ceres
Bronzer aux rayons de lune
Sur un mi bémol ivre-mort,
Qui emprunta la couleur brune,
Dans un lit murmurant encore.
Danser au crépuscule vermeil
Avec un buste rouge nuit.
Un soupçon grand fou de soleil,
Pleure le temps gris d'aujourd'hui.
Armer le cœur d'un peu de monde
Pour que fleurissent anges d'or
Dans l'envol de leurs boucles blondes.
Chuchotent au vent les aurores.
Posté le 01.04.2008 par ceres
Mes larmes sont tombées dans le coma,
Des roses bleues au soleil chuchoté ;
Quand le ciel dérobe les e-tréma,
Il pleut les points des mots sanglotés.
L’alphabet à son tour vole la pluie,
En gouttes fines d’encre brune ou blonde,
Aux nuages noirs dépourvus de nuit,
Pour faire la cour aux lunes fécondes.
Et le baiser-fleur enfoui sous le cœur,
Se réveille dans le regard de tes flots,
Où s’échappe une ombre de vapeur :
La nuit retrouvée au bout du stylo…
Posté le 10.03.2008 par ceres
J’ai choisi ce morceau de pluie
Au soir d’un visage vierge
Un peu d’ange au cou de la nuit
Une larme expirant d’un cierge
Ces notes chuchotant baisers
S’enterrent dans l’abysse rose
Pour nourrir la mort cicatrisée
De tous ces sourires d’hypnose
Le temps lui a encore maigri
De quelques centaines d’amour
De marguerites un peu aigries
D’effeuiller un rêve en velours
Et quand joue ce morceau de pluie
Au théâtre d’une vie vierge
Les corps s’envolent dans la nuit
Le jour renaît quand s’éteint le cierge
2008
Posté le 27.12.2007 par ceres
J’ai mis tous les mots sur ma gabare,
La lune taillant son regard d’argent,
Un visage de chemins en bagarre,
Au fond de la rivière au cœur changeant.
Au soleil défiant des envies-fleuves :
Noyées les mains d’écorces en flammes !
Et les fleurs fanées de vierges-veuves,
Le courant fort de larmes en lames !
J’ai plongé tous les vains soupirs dans l’eau.
Moi. La marchandes d’étoiles émergées.
Les yeux formés du sang des matelots,
Fuient à jamais les rives naufragées.
Au soir des veillées, fidèles espoirs :
Brodeuses célestes de grande Ourse ;
Filet de temps aux écumes noires,
Ivresse de la Nuit : ci-gît la source !
Posté le 16.10.2007 par ceres
Au soleil couché sur ses rayons feuillus
dénudé de larmes virginales
plonge dans les sources glacées
des automnes au cœur hivernal
A la fleur perdue sous un vert vieillissant
aux dernières lueurs des ombres
se signe d’amour aux vallées silencieuses
avant d’effleurer la mort…florale-trépassée !
Aux cascades d’arpèges ruisselants
de ré timorés comme de mi endormis
à demi dénaturés à l’aube de la nuit
ré-accordent leur vent sacré
Aux clairières au-clair de lune
faîtes danser vos herbes en reflets
dans les miroirs où se sont aimés
quelques défunts murmures couffins
Aux bruissements des arbres fantômes
de leurs mille bras aux mains rougies
par les étreintes de saison alanguie
enterre une pluie en voltige de flammes
Aux mousses à la pierre d’un cœur
s’accrochent aux harmonies désertées
des nids, en leurs fluttes bipennes
déchantent les printemps en leitmotiv
Au cimetière des rivières de croix
à noyer l’été en torrents de branches
où reposent quelques dimanches
d’enfants aux sourires nébuleux
Aux étoiles émeraudes des jours bleus
à compter les heures à l’envers
horloge d’une seule saison
où défile l’émoi en myriades d’esquisses
Aux chandelles ardentes du souffle
ravivent les paupières vespérales
à la rosée évanouie…Balançoire des baisers
se promenant au cœur de l’automne…
La vallée de Chevreuse / photos de Sab 2007
Posté le 08.10.2007 par ceres
J’ai mis la lune sur une civière de jour
Pour guérir les ombres des mots
Ses faisceaux en larmes d’amour
Pour mourir vivante en écho
Son cœur ténébreux uni à mon âme
Orchestre mes symphonies intimes
Dans le coryphée où neige une flamme
Vacillant encore en notes infimes
J’ai mis le soleil dans un berceau de nuit
Pour dormir au chaud de l’enfance
Ses reflets dans mes yeux évanouis
Pour vivre morte en substance
Ses envols vers un monde abyssal
Pour mêler ses rayons divins
Aux fleurs d’un ciel sépulcral
Où musique est silence devin
2007
Posté le 30.09.2007 par ceres
Mes landes abritent un soleil sauvage
Une ivresse de mai sur ses branches
Où les pétales d’un doux voyage
Volent vers ton siècle aux robes blanches
Et quand la Nature se réveille
Dans un bâillement de fleurs brillantes
Que les rayons sur des lèvres vermeilles
Reflètent en danses chatoyantes
Je t’imagine fantôme de mes soupirs
Le regard perdu dans ces paysages
A écrire les larmes des amants vampires
De notes sanguines comme l’orage
Dans tes ombres secrètes dear Emily
Je pense à toi en mon Heathcliff intérieur
Assoupie dans mes violentes mélancolies
A réciter les prières de mes folles humeurs
Je pense à tes landes en mon presbytère
A nos maux de vie loin de nos pieux rochers
Ces valses de lune sur mon cœur en terre
D’avoir trop aimé ou si peu écorchée
Je pense à notre différence d’âge
Nos rêves centenaires d’un silence en vers
J’habille ta sépulture d’un tendre feuillage
De mots et leurs adieux aigre-amers
1848-2007
Posté le 14.09.2007 par ceres
Le soleil plante de l’or sur la terre aride de la savane,
Pour se noyer le soir tombant dans cette mer ambrée,
A l’ombre de branches noires aux formes quadrumanes.
Le silence conte une histoire de fantômes tant pleurés,
Une danse de la neige à la mémoire de leur vie passée,
Secouant leur crinière opaque à la musique des feuilles
D’un baobab. Encore vertes après s’être embrassées,
A la faveur d’une petite oasis qui s’est rincée l’œil.
Les astres nocturnes éclairent leur manteau blanc,
Quand ils reviennent hanter la terre ocre d’un pas léger,
Revoir en rêve leurs enfants qui à leur tour dans un clan,
Règnent maîtres de leur destinée au cœur d’une forêt orangée.
Leurs rugissements inaudibles atteignent l’âme des paysages,
Où les rayons solaires s'enlacent aux rayons lunaires,
Et dans cette caresse d’amour tropicale, on peut lire le présage
Douloureux de prédateurs déments dans une rage sanguinaire.
Jolis flocons africains dans leur course avec les bas nuages,
Dans ces contrées sauvages et victimes de la sécheresse
Des Hommes avides de richesses. Dans leurs yeux l’image
D’un adieu mais en esprit un retour telle une promesse.
2007
Ce
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