Poemes Nature
Posté le 30.09.2007 par ceres
Mes landes abritent un soleil sauvage
Une ivresse de mai sur ses branches
Où les pétales d’un doux voyage
Volent vers ton siècle aux robes blanches
Et quand la Nature se réveille
Dans un bâillement de fleurs brillantes
Que les rayons sur des lèvres vermeilles
Reflètent en danses chatoyantes
Je t’imagine fantôme de mes soupirs
Le regard perdu dans ces paysages
A écrire les larmes des amants vampires
De notes sanguines comme l’orage
Dans tes ombres secrètes dear Emily
Je pense à toi en mon Heathcliff intérieur
Assoupie dans mes violentes mélancolies
A réciter les prières de mes folles humeurs
Je pense à tes landes en mon presbytère
A nos maux de vie loin de nos pieux rochers
Ces valses de lune sur mon cœur en terre
D’avoir trop aimé ou si peu écorchée
Je pense à notre différence d’âge
Nos rêves centenaires d’un silence en vers
J’habille ta sépulture d’un tendre feuillage
De mots et leurs adieux aigre-amers
1848-2007
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Posté le 14.09.2007 par ceres
Le soleil plante de l’or sur la terre aride de la savane,
Pour se noyer le soir tombant dans cette mer ambrée,
A l’ombre de branches noires aux formes quadrumanes.
Le silence conte une histoire de fantômes tant pleurés,
Une danse de la neige à la mémoire de leur vie passée,
Secouant leur crinière opaque à la musique des feuilles
D’un baobab. Encore vertes après s’être embrassées,
A la faveur d’une petite oasis qui s’est rincée l’œil.
Les astres nocturnes éclairent leur manteau blanc,
Quand ils reviennent hanter la terre ocre d’un pas léger,
Revoir en rêve leurs enfants qui à leur tour dans un clan,
Règnent maîtres de leur destinée au cœur d’une forêt orangée.
Leurs rugissements inaudibles atteignent l’âme des paysages,
Où les rayons solaires s'enlacent aux rayons lunaires,
Et dans cette caresse d’amour tropicale, on peut lire le présage
Douloureux de prédateurs déments dans une rage sanguinaire.
Jolis flocons africains dans leur course avec les bas nuages,
Dans ces contrées sauvages et victimes de la sécheresse
Des Hommes avides de richesses. Dans leurs yeux l’image
D’un adieu mais en esprit un retour telle une promesse.
2007
Posté le 10.09.2007 par ceres
Les roses sont faîtes pour mourir
Sous le corps d’un soleil de Novembre
Aux soupirs rayonnant de plaisir
A rendre jaloux septembre et décembre
Les roses sont faîtes pour mourir
A l’automne de fleurs tremblantes
Que le temps en terre laisse dépérir
Sans regard pour leur grâce troublante
Les roses sont faîtes pour mourir
Pour que mûrissent les bourgeons
De fleurs qui veulent à leur tour souffrir
De l’absence solaire en son céleste donjon
Les roses sont faîtes pour mourir
Quand gémissent les lys du Délice
En lit de neige qui ne peut que fleurir
Au soir, aimées d’un nuage novice
Les roses sont faîtes pour aimer
Avant de mourir dans l’austère saison
Sacrifiées par la froideur d’un soleil enrhumé
Privé de ses rayons s’enfuyant dans l’horizon
2007
Posté le 05.09.2007 par ceres
Nos cœurs de nuit volent vers les étoiles
Croisent des arbres d’une folie de mains
Se plaignant du vent voleur de pétales
D’ombres lunaires dans un ciel de chemin
Nos fleurs de vie virevoltent l’infini
Epient les sourires des fenêtres ouvertes
Surprenant les premiers pas hors du nid
Des matins pleurant avec les herbes vertes
Nos ailes de soleil se donnent aux notes estivales
Près d’une grande population de coquelicots
Et Forment autour des yeux un carnaval
Masqué pour suivre le silence et ses échos
Nos courts voyages s’achèvent à l’aurore
Où dans la prison d’enfants aux cheveux blancs
Mais gardent un rêve qui rêve d’encore
Un Eden qui arrête le cours du temps
2007
Posté le 02.09.2007 par ceres
J’ai envoyé son altesse solaire en justice,
Pour m’avoir mentie sur ses intentions nuageuses,
Devant quelques fleurs d’hiver songeuses,
Quand un rêve décide de faire leur esquisse.
Et sur son sourire d’ange brodé de lys,
Le roi plaide l’innocence de son humeur fiévreuse ;
D’avoir sacrifié le bleu des notes danseuses,
Au caprice d’un rayon flirtant avec un nuage complice !
Soleil coupable, notre majesté en a fait une jaunisse !
Et depuis, les enfants lui ont offert cette couleur joyeuse
Sur leurs dessins où se cherchent les étoiles amoureuses,
Où la pluie crée des miroirs pour les Narcisse.
Soleil innocent d’avoir aimé un instant en coulisse,
Cachant sa liaison aux mauvaises herbes envieuses
Et Prisonnières de la fertilité d’une terre laboureuse,
De petites vies dont le regard est une cicatrice !
2007
Posté le 01.09.2007 par ceres
Avec ses yeux de lune et son teint de soleil,
Elle avance dans l’allée des ombres vernales
Où le futur roi est un arbre qui n’a pas son pareil
Quand un rayon éclaire son visage végétal.
Avec sa robe en laine florale et en soie d’aurore,
La fiancée en son gracieux sourire d’orage
Lance un éclair à son promis dans la floraison.
Un berceau de bébés tulipes langées
Offre des larmes comme les effeuillées d’or
Pleurent les soleils couchants de l’horizon,
Dans leurs adieux aux bouquets de plumages.
Avec ses bras de pluie et son cœur de ciel,
L’épouse montre son diadème de perles blanches
Aux bourgeons qui ont perdu leurs belles couleurs,
Face à leur printemps divine lumière suzeraine
D’une prairie ou l’on cultive des notes en avalanche
Et des soupirs de pétales dans un vent voyageur.
Et quand son amour lui donne la branche
Pour la rejoindre en son royaume enchanteur,
En lui donnant un baiser au goût de miel,
Les paysages ressemblent à un cimetière de fleurs
2007
Posté le 30.08.2007 par ceres
Pétales de roses, pétales célestes de la nuit
Virevoltent en bouquet d’étoiles brillantes
A la couleur d’un ciel d’eau la fleur reluit
Dans ce miroir d’infini d’ombres chatoyantes
A l’aube d’une vie estivale d’elfes et d’anges
Le cœur de la fleur céruléenne s’épanouit
Dans un monde de séraphins une belle lueur étrange
S’incline gracieusement devant une image inouïe
La quiétude d’un paysage onirique bleuté en corolle
Respire les saveurs fleuries d’un été flamboyant
Ou la rose azurée se réchauffe de teintes folles
D’un soleil joyeux aux rayons fiers et scintillants
Au crépuscule d’une saison lumineuse presque irréelle
La fleur interstellaire reprend ses pétales de rosée
Imprime en son cœur la lumière d’un ciel sempiternel
Pour revenir en un souffle, au prochain été bleui se poser
2006
Posté le 29.08.2007 par ceres
Les paysages accueillent les arc-en-ciel d’un mariage éclatant
Entre colère grêlée et fureur foudroyante de ce couple de l’azur
Nuages et soleil dans un clair-obscur règnent maîtres du temps
De leur dispute naissent des étangs sur les humaines figures
Le soleil boudeur trempe ses rayons dans les miroirs de pluie
Embrassant son royal reflet prisonnier des larmes célestes
Il nage accueillant les étoiles filantes tombées de la nuit
Pour reluire dans les yeux d’un enfant au passé funeste
Les nuages frileux se débarrassent de leurs gouttes divines
Pour les offrir aux rivières mourantes et aux fleuves asséchés
De ne pas avoir assez pleuré l’éternelle absence chagrine
Des cœurs muets que même un sourire ne peut toucher
Les passants piétinent le soleil assoupi dans les flaques
Les rayons abîmés gisent dans l’empreinte du matin
Se redressant immortels malgré les cruelles claques
De ceux qui tentent d’échapper vainement à leur destin
2006
Posté le 26.08.2007 par ceres
Ailes blanches reposent dans le cimetière des colombes
Le silence veille sur ces défuntes créatures infortunées
A la chevelure de plumes en un bouquet sur leur tombe
Qui voyagent avec la poussière des amours abandonnés
De quelles couleurs est la mort qui porte des ailes
Et donne la vie à toutes ces sépultures placides et azurées
Tous ces amants célestes dans un serment de cœurs mortels
S’échangent dans leur envol des regards énamourés
Magistral condor qui boit la terre et mange la mer
Petit moineau dans ses nuits blanches et ses jours noirs
Sur cette pomme presque toute bleue se croisent et errent
Tout en la dévorant peu à peu avant que reste seul le désespoir
Et les colombes à la chevelure de plumes continuent de s’aimer
Avant de mourir, gisant inertes dans la fosse des oublis
Et les Hommes qui ont toujours rêvé de voler continuent de décimer
La terre dont le bleu devient nuit et la Nature hélas avilie
2007
Posté le 22.08.2007 par ceres

Les fleurs blessées
La petite fille brune vole dans les cieux aux écorces de lune
Face au soleil vers un ailleurs d’étoiles aux pétales aurorales
contemplant un lit de coquelicots parmi de brumeuses lagunes
Les larmes du matin que le soir a cueillies dans une envolée florale
La balançoire vogue dans une enfance de pâquerettes endormies
Afin que l’amour ne lui effleure pas des bouts de robe blanche
Dans son vert berceau les petites fleurs ont pu rajeunir le cœur raffermi
Par de longues étreintes solaires lors des paisibles dimanches
Le Saule pleureur cache en ses branches tombantes des secrets
Les souvenirs de pissenlits qui voulaient ressembler au soleil
Abandonnés par les autres bourgeons dont la vie s’épanouit colorée
Pensant que le temps est un songe et le cœur un éternel éveil
La petite fille brune ne peut plus voler dans ses fleurs célestes
Car les cordes de la balançoire sont cassées. Pour elle le temps a vieilli
Mais l’âme en bouquet de violettes et de bleuets est la même funeste
Oubliant que la vie trace dans l’horizon des chemins de peines recueillies
2007

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