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Nom du blog :
ceres
Description du blog :
Quelques photos, poèmes et dessins. Versailles, chats, Nature, vitraux...
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
20.08.2007
Dernière mise à jour :
22.07.2008
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Poemes Enfance

Le cimetière des cobayes

Posté le 09.02.2008 par ceres
Le soleil gothique se recueille sur les sépultures
Décroît le sourire en larmes sur ces tombes
Ces cœurs anonymes ont laissé comme signature
Des croix pour rappeler une vie hécatombe

Les fleurs fécondes pleurent en pétales les absents
Elles sont éclairées par les rayons d’un été sombre
Les aimés un à un partis, laissant un vide indécent
Pour une enfance achevant sa croissance à l’ombre

Dans les rêves du lendemain des noms chéris reviennent
Hanter le jour pâle d’une tristesse fatalement blême
Oreilleroux, Pattenoire, que le temps se souvienne
Ils ont comblé en silence la souffrance chrysanthème

Dans ce jardin de croix fleuries reposent les souvenirs
En deuil solitaire à vouloir oublier ce qui blesse
L’abandon d’une enfant qui a perdu son sourire
Sa jeunesse oubliée dans l’offense de celui qui délaisse


***

(autre version)


Le soleil gothique se recueille sur les sépultures
Et le sourire décroît en larmes sur ces tombes.
Les cœurs anonymes ont laissé comme signature,
Des croix pour rappeler une vie hécatombe.

Les fleurs fécondes pleurent en pétales les absents.
Elles sont éclairées par les rayons d’un été sombre ;
Les aimés tous partis, laissant un vide indécent,
Pour une enfance achevant sa croissance à l’ombre.

Dans les rêves du lendemain, des noms chéris reviennent
Hanter le jour pâle d’une tristesse fatalement blême.
Oreilleroux, Pattenoire, que le temps se souvienne !
Ils ont comblé en silence la souffrance chrysanthème.

Dans ce jardin de mort fleurie, reposent les souvenirs,
En deuil solitaire à vouloir oublier ce qui blesse ;
L’abandon d’une enfant qui perdit son sourire
Et Sa jeunesse dans l’offense de celui qui délaisse.


2002




--

Boisgibault l’Ancolie

Posté le 19.10.2007 par ceres
II

Siamy et Grisou, ronrons des années quatre vingt,
Peuvent compter les larmes de petit Poucet,
Parsemées sur le chemin des soleils glacés,
De n’avoir pu sauver les oiseaux divins.

Oreilleroux, fils d’un balcon, amant de l’orage floral
A changé d’identité pour effleurer le nom de mordoré.
Dans la crinière de l’enfant aux joues pourprées
Il dort dans un couinement de brume vespérale.

Boisgibault les accueille sous son bois si beau,
Tailleur de flûtes près de la Loire traversière,
Créant pour les fleurs défuntes une civière,
Une ballade sépulcrale de pétales en lambeaux.

Boisgibault aime siroter un bon Pouilly fumé
Et trinquer à la santé des enfants ivres,
Que la mort des ombres animales enivre
D’avoir tant rêvé dans les jardins gourmets.

Boisgibault est un cimetière de poils herbivores,
Où les noctuelles répètent une danse fluviale
Avec un arbre octogénaire, compositeur trivial,
Perdant ses baguettes dans un vent multiflore.

Boisgibault est une écurie pour les petits poneys.
Leurs cheveux fluorescents volent dans la chambre,
Où se couche chaque soir un soleil ambre,
Avant de se livrer au sommeil illuminé.


2007

Vanille et Chocolat

Posté le 04.10.2007 par ceres
Amour plus désamour égal quatre
Années d’absence aux cœurs
Des saisons cardinales grisâtres
Où neigent de rutilantes fleurs

Silences moins toi égal souffrance
Des mains aux chemins fermés
S’entrecroisent blessés en errance
Dans la vieillesse d’une peine inhumée

Vanille plus chocolat égal sœurs
Au soleil brun de l’éphémère
A la nuit blonde d’un confesseur
Et que le Nous n’est que chimères

Mélodies moins notes égal vide
Des musiques à l’âme esseulée
Dans les bois aux émois avides
De partitions de mots perlés

Ange plus démon égal folie
Des larmes sororales du passé
Deux filles musiciennes ensevelies
Sous leurs différences froissées


2007





Boisgibault l’ancolie

Posté le 13.09.2007 par ceres
I

Nous aimions voir le soleil s’attarder dans le cimetière,
A l’ombre des croix épier les sanglots des âmes,
Tandis que la mort habite derrière un rempart de pierres.
Les fantômes du passé raniment toujours la flamme !

Nous aimions faire avancer les pions des quatre chevaux,
Dans la chambre où la Loire arrêtait son cours,
Extirpant les larmes des défaites aux cieux estivaux,
Avares en une saison où les fleurs sont en velours !

Nous aimions pour le goûter, cueillir des myrtilles,
Près du saule pleureur fils unique du jardin,
Ecoutant attentif les confidences de petites filles
Aux trois parfums blond brun et châtain !

Nous aimions enseigner à nos peluches écolières,
L’alphabet des fleurs et les duels des chats mousquetaires.
Et que dans nos cœurs d’enfant pousse le Lierre
Qui s’agrippe encore à nos souvenirs solitaires !

Nous aimions saluer les cobayes dans leur maison d’hiver
Et jouer aux dames avec les fourmis rouges et noires.
Du haut de la véranda dominer tout l’univers,
Par nos fossettes redonner aux âmes l’espoir !

Nous aimions capturer les maisons abandonnées,
Et dans la forêt construire une cabane de feuilles.
Un jour nous sommes parties vers une autre destinée,
Mais l’enfance sur L’ancolie porte toujours le Deuil !


2007
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