Poemes 2000 2002
Posté le 25.12.2007 par ceres
Comment remettre réalité à l’endroit,
Des murs de monde mort de froid ;
Donner à l’amour mon cœur en bois,
Des sourires au bout des doigts.
J’aime une neige de feu une fois.
Des regards marron glacé me voient,
A travers mon miroir me fuient pourquoi
Ne pas dire ce que je suis moi…
Comment renaître à l’envers cette fois,
Sans me prendre au piège de sa voix ;
Créer à la place un cœur sans toi,
Surprendre la nuit. Dans le jour, se noie…
2002
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Posté le 07.11.2007 par ceres
Le temps a cassé tous ses murs
Pour que les chemins s’illuminent ;
De sourires dans un murmure,
Des hivers morts dans ses racines.
Le temps a caché ses blessures,
Pour que les regards fous soient sages.
Silence d’un chant se rassure,
A l’aube de ton doux visage.
Le temps s’est vêtu d’une armure
Irréelle et de fleurs fanées ;
L’hibernation d’un cœur mûr,
Pour une élégie surannée.
2000
Posté le 23.09.2007 par ceres
Je t’ai écrit demain, jeux de mains
De baisers dansants sous le vent
Dialogues d’absence je demeure
Silence d’après maintenant d’avant
Je suis assise dans mon cœur
A attendre l’éternel retour des heures
Désordre du temps dans l’attente s’écœure
Une vie à aimer d’heure en heure
Je t’ai aimé d’amour à en être morte
De jour de nuit d’ici ou d’ailleurs
Dans mon enfance je suis devenue forte
De ne pas connaître de peine meilleure
Je suis pensive devant l’immense
J’aime comme un enfant de cent ans
Des sourires cachés pour seule défense
De dire autant au vide qu’au temps j’attends.
2002
Posté le 12.09.2007 par ceres
J’aime dans le vide le vide de mes yeux
Le soleil sur mes regards aériens
J’aime une absence faute de mieux
De pouvoir un jour tisser des liens
J’aime dans les larmes les larmes du réveil
Après un rêve où les roses éclosent en hiver
J’aime pleurer seulement dans le sommeil
Avant que la neige danse sur les paysages verts
J’aime dans le temps le temps qui ne passe
Que pour rappeler le parfum des sens
J’aime un vent une évasion fugace
Le voyage nocturne vers l’absent
J’aime dans la musique la musique de sa voix
Celle qu’il compose en mots bouleversés
J’aime les notes avouant le désarroi
D’un amour aux pétales froissés
J’aime dans le geste le geste de ses mains
Ce qu’il dit et ce qu’il redit en muet
J’aime vivre pour survivre demain
L’aimer sans comprendre ce qu’il est
J’aime dans le sourire le sourire complice
D’une pensée qui se tait par amour
J’aime ce qu’il sait sans savoir le vice
De trop l’aimer pour ne l’aimer qu’un jour
J’aime dans l’inutile l’inutile de l’intense
Dans les drames discrets des moments
J’aime soupirer en permanence le silence
Des cœurs qui ne seront jamais amants
Poème écrit en 2002 et remanié en 2007
Merci à Constance
Posté le 12.09.2007 par ceres
J’ai prêté un soleil triste
Au regard réfugié dans la nuit
J’ai quitté le temps sans un bruit
Pour retrouver un instant artiste
Des paysages dans ses yeux
Inconnus et une musique fugitive
Il pourrait être Dieu
Et pour qu’étreintes vivent
Je serais éternité.
J’ai donné au vide un baiser
Que le souffle en tes mains
En ton visage de paysages, veut déposer
Ses yeux partout en chemin
Souvenir d’un sourire gracieux
Le vent complice fige son absence
Les vertiges viennent des cieux
Appelant en mes soupirs, sa présence
Je donnerais lucidité.
2001
Posté le 27.08.2007 par ceres
Réconciliée avec les matins et ses brouillards
Donner les mots justes
Ceux parmi des millions, des milliards
Des sensations terrestres, augustes
Morte vivante dans les pensées matinales
J’ouvre les yeux pour les fermer
Sur ton corps qui dort dehors
J’ouvre le regard sur le départ final
Nuit, jour, hiver, été, aimer
Avec mes regards qui baillent
Ce mirage de l’aurore dans mes entrailles
De cœur. Aimer de tous mes yeux
De mort, l’image de nous siamois
Que renvoient hier, aujourd’hui, demain
Aux rêveurs de rêves, odieux
De croire au mariage des mains
De croire nos cœurs sont à moi.
2001
Posté le 26.08.2007 par ceres
Les nounours
Les nounours tombent de leur fauteuil
Pour recevoir des baisers
De leur maître devant sa feuille
Ne les entend pas s’approcher
Réclamant en silence une chaleur
Qu’ils sont en droit d’exiger
De leur maître un peu de cœur
Dans leurs petits bras accrochés
De leur sourire triste espérer
Un regard de leur bienfaiteur
Et puis encore s’en retourner
Penauds dans leur douleur.
Les nounours tombent de leur fauteuil
Pour être embrassés
De leur maître devant son cercueil
D’une vie d’espoirs trépassés
Réclamant un sourire consolateur
Qu’ils pensent avoir mérité
De leur maître noyé dans ses pleurs
Refusant de voir la vérité
De leur sourire triste espérer
Des étoiles en forme de fleurs
Briller dans les yeux du mal-aimé.
Perdu dans son cœur.
2002
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