Dedicaces en poeme
Posté le 27.01.2008 par ceres
Divines lettrines à la gloire d'un dieu solaire écrites sur une page virginale,
Masquant sous ses cursives des volontés astralement plus animales,
Tes mots parcourent des lignes abstraites, remplissent les blancs des cris amants,
Ceux là que l'on retient en son souffle, en son joug, en sa bouche, timidement.
Des phrases incohérentes au regard insouciant de ce qui sous les eaux se cache,
En chaque strophe une banquise secrète foulée par les êtres malhonnêtes,
En quête de contrées encore à explorer, à dominer sous la pâleur blanche,
Voilant de son immaculée les terres riches réservées aux caresses d'hélios
Plongeant dans les eaux univers, ses rayons viendront effleurer l'insoupçonnée,
Réchauffant de ses reflets blonds des cœurs sanglants frigorifiés,
Laissant alors à la lune brune le temps d'être par la droiture réconfortée,
L'éclipse alors sera un hymne à la lumière et à la confiance retrouvée.
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Posté le 28.11.2007 par ceres
Le violon a laissé couler grêlons
Déchiré ses cordes dans la virulence
D’un espoir ébène un sourire blond
Pour jouer une irréelle romance
Le piano s’est laissé voler ses touches
Dans un abandon de son diapason
Quand les notes sur le silence se couchent
En hiver. Ne vit qu’une seule saison
La flûte a perdu tous ses vents
Envolés vers le Nord de l’ébène
Le sourire blond ne sera jamais un avant
Mais la suite perpétuelle, la fuite des veines.
été 2005
Posté le 21.09.2007 par ceres
Tu seras là quand le temps sera mort
Sous le poids des baisers de l’aurore
Rêvés et endormis sous nos corps
Tu seras là pour que je m’oublie encore
Tu seras là pour que les valses se souviennent
D’une légende vécue ici ou à Vienne
Où nos cœurs par la main se tiennent
Tu seras là par ton empreinte olympienne
Tu seras là quand je serai vivante
Tu dessineras l’image qui me hante
Ton doux visage dans le vent se vante
De m’avoir vue devant lui tremblante
Tu seras là quand la nuit sera virtuose
De romantisme d’étreintes closes
Pas de pluie d’étoiles ou de roses
Juste un sourire avant toute chose
Tu seras là pour que je me souvienne
Dans nos murmures fous
Qu’il n’existe pas de nous
Qu’il n’existe pas de Vienne
Deviennent grandes nos distances
Et nos musiciennes absences
Tu ne seras jamais là
Et je ne serai jamais tienne
Ecrit en 2000/2001 pour Olivier et retravaillé en 2007
Posté le 19.09.2007 par ceres
Je t’ai tant aimé mon beau jardin de juillet !
Surtout ce jour où j’ai croisé ton regard d’été,
Où le soleil a couché ses rayons mouillés
Par les larmes d’un sourire ressuscité,
Sur une statue au cœur déshabillé !
Je t’ai tant aimé mon beau jardin versaillais
Avant de connaître ta blonde identité !
Sur mes dessins les anges sont agenouillés
Devant l’amour des saisons abritées,
Sous un solaire visage d’aurore éveillée.
Je t’ai tant aimé mon beau jardin langoureux !
Quand tes feuilles enivrent des paysages
Et qu’Armide chante son amour sulfureux,
Au souvenir d'un court passage,
A rêver d'immortels exploits valeureux !
Je t’ai tant aimé mon beau jardin ténébreux !
Dans tes ombres de fleurs ensorceleuses,
Où les fontaines pleuvent le nectar amoureux
Des dieux dont les étoiles berceuses,
Pénètrent l’âme d’un arôme soporeux.
Posté le 10.09.2007 par ceres
Pour que jouissent les violons
Je te ramènerai les forêts amazoniennes,
L’or tant convoité des gorges chaudes,
Pour que nos ébats en notes diluviennes,
S’endorment dans un paysage émeraude.
Je brûlerai nos âmes de terre noire
Où naissent des soupirs en si désiré.
Je labourerai les cordes de nos mains miroir,
au reflet dansant sur un corps blond cendré.
Pour que s'extasient les pianos
J’inventerai un Chopin de Cayenne
Qui déliera les cordes du galérien,
En nocturnes dans le cœur des bohémiennes
Où il pleuvra des cordes de nuages musiciens !
Je te ramènerai les country de saloon désert
Et l’ivresse des cow-boys aériens.
Leur lasso frappera tes touches légères
Pour que vibrent tes sourires épicuriens !
Pour que sanglotent les mandolines
Je détournerai le cours d’un fleuve poète
Dont les voyages en mots de braises
offrent la douceur à ta voix fluette
d’humeur génoise ou milanaise.
Je volerai sans honte les rayons du soleil,
Pour sécher ta larme soprano.
Et ton arbre pincé de lune, dans mon sommeil,
Sera un songe en adagio molto !
2007
Une dédicace d'amour fou à la musique, à mon cher piano, à tous ces violons, toutes ces cordes qui me font vibrer.
A toi ma chère Musique, le grand amour de ma vie
Merci à Constance pour ses conseils sur ce poème
Posté le 10.09.2007 par ceres

Noël au chant du coq dépose des couleurs,
Au jardin de l’enfance où les trèfles à quatre feuilles,
Naissent des empreintes fugitives de fleurs
Que la vie, bergère du vent, une à une cueille.
Les herbes neigeuses d’étoiles aux Tuileries,
Effleurées par des licornes en voyage
Vers la lune blanche voilée de féerie,
offrent des poupées en soyeux nuages.
Dans le songe d’une nuit d’hiver en forêt,
Une petite fille dessine une famille unie.
Un soleil à table réchauffe les ventres colorés
Et compose un chant d’une suave harmonie.
Le merveilleux de cette aquarelle champêtre,
Des sourires aux épouse-cœurs siamois ;
Frère et sœurs autour de dimanches ancêtres
De rivières enfantées par des larmes de joie.
Une forêt blanche de trèfles à quatre feuilles
Dans le traîneau des astres en flocons,
Vient dormir au pied du sapin de l’aïeule
Et les guirlandes de baisers sont des bonbons.
Le sapin sucré au cœur du passé,
Embaume la maison d’une frugale félicité.
Avec les couleurs du temps, on peut esquisser
Un Noël heureux d’une touchante fraternité.
2007 Pour ma grand-mère
Posté le 04.09.2007 par ceres
Pour remercier Constance de ses prodigieux conseils
Je vends des rimes de toutes les couleurs
Hurlant dans leur digne fierté sur les mots naufragés
Des voyelles aux chapeaux fuyant la chaleur
D’un soleil dont chaque rayon est un vers négligé
Je troque des maux contre des musiques en papier
Dans les rues qu’explorent les bateaux de l’onirisme
Le ciel n’est-il pas une mer où l’on perd pied
Quand on fiance algèbre et romantisme
Je loue des syllabes atrophiées par les années
A qui veut m’offrir une partition en prose
Et devant des rimes en esse me prosterner
D’une tendresse composée en fa morose
Je danse la nuit des poèmes en rythme essoufflé
De longues consonnes retardées par un baiser
Les poétises en ramées sont des bêtises de giroflée
Dont l’arôme enivrant est une habitude à briser
2007
Posté le 29.08.2007 par ceres
Les chevaux versaillais dans l’empreinte du temps
Emmènent un céleste tourbillon d’irréalité
De l’encre azurée du cœur le regard a saigné
Les chevaux versaillais sur le chemin haletant
Vivent d’eau et de couleur voie lactée
Au vent errant le souvenir s’est empoigné
été 2005
Pour A-L S.
Posté le 24.08.2007 par ceres
A l’aube de failles silencieuses
Le temps d’un réveil printanier
A offert ses fleurs délicieuses
D’un parfum de cœur prisonnier
Au jour de pleurs invisibles
Le rire est sorti de l’ombre
Et sur les larmes illisibles
Sont enfuies pensées sombres
Au soir de tristesse insulaire
Loin des passages habituels
Des sourires rares et solaires
Effacent le tragique perpétuel
Clin d'oeil à une amie
Pour Isabelle
2005
Posté le 21.08.2007 par ceres

Ombres de lune se sont inclinées les matins d’été
Pour saluer l’astre divin, du monde despote majesté
Céleste est son habit éblouissant d’or chaud et brillant
offrant aux vivants aveuglés regards flamboyants
Fleurs saisonnières se sont prosternées à son apparition
Puis se sont ouvertes pour lui dédier une fragrance de passion
Elles ont effleuré leurs pétales pour lui déclarer leur flamme
Qui aurait pu croire que les fleurs cachent aussi une âme ?
Arbres colosses ont plié sous son imposante présence
Ces géants centenaires en feuilles polychromes en mouvance
Sédentaires éternels lui ont exprimé en révérences leur fidélité
Pour louer dans le vent sifflant et envoûté sa royale beauté
Nuages opalins parfois abritent sa mauvaise humeur
Les champs de la Vie en son absence supportent un dur labeur
Mais il revient toujours étincelant, souriant et fier
Dans un abandon de ses rayons aux êtres de l’air
Rideaux verts à l’aube vermeille en doux paysage
S’ouvrent radieux dans un songe d’enchanteurs voyages
Hôtes mécènes de chants exquis d’ensorceleuses mésanges
Le souverain resplendissant applaudit ses chers petits anges
Miroirs bleus s’illuminent scintillants et flattés
Que l’astre rutilant vienne refléter son immortalité
Rivières en cascades, lacs habités, eaux fraîches et pures
Pour désaltérer une soif de gloire dans l’immuable azur
Pour A-L S. 2006
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