Posté le 24.10.2007 par ceres
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Posté le 24.10.2007 par ceres
Les ouvalas sourient aux « la » désaccordés des pianos démodés, à l’euphorie dénudée.
Les dolines coalescentes sur la pente descendante des symphonies divines, forment cette ouvala et les « oh la la » Sur les ouvalas, des fleurs calcaires par milliers, fleurissent pour entonner le chant des regrets et créer un paysage de grès. Sur les dolines réunies, les couleurs du sacrifice, des douleurs factices, des visages sages.
Dans ce relief karstique, des tombes d’inconnus, d’êtres aux douleurs non cicatrisées.
Une brûlure infligée par des flammes colériques, une blessure propagée dans l’âme romantique que nul ne peut cautériser.
Des sédiments de peine et de joie figurent sur le testament de sentiments endormis.
Le firmament fait figure de bonne foi en se revendiquant l’avocat des volcans péléens insoumis.
Dans l’abîme de la peine et le sublime de la haine, un faux sourire demeure prisonnier de la torture. Des yeux se meurent et demeurent captifs des soleils ardents et possessifs, des hasards trépidants qui rendent déments.
Sur les poljés isolés, des rejets, des nuits étoilées, des monologues endiablés.
Dans le sérail des cobayes, des dialogues de petits cœurs qui pleurent de leur dépendance, de leur absence.
Sur les dolines en forme de praline, des humeurs câlines d’âmes abandonnées, des rumeurs Malines d’âmes aliénées.
Sur les failles, toutes les brisures des cœurs épris d’azur, de félicité.
Sur les failles, les cobayes prisonniers d’un sérail, dansent sur la musique de l’intense.
Les cuestas invitent les cœurs cardiaques et tous les signes du zodiaque à une fiesta funéraire.
Tous les fuseaux horaires fusionnent pour faire honneur aux nuits cauchemardesques, aux esprits pittoresques.
Sur les rivières déchaînées, des poussières de cœur, construisent un cimetière et tous les alluvions des pêchés, ne peuvent empêcher le remords des corps en cendres dans les méandres de l’oubli. Dans les rivières déchaînées, se déroule un carnaval masqué des visages saouls, abîmés par le temps, l’absence d’amants et de sentiments.
Dans la fosse des adieux à la vie, des os s’entrelacent, s’embrassent et se complimentent de leurs amours décomposés, de leurs toujours brisés.
Dans les causses, des odieux de l’envie, une ambiance mortuaire, un sanctuaire de stalagmites et de stalactites en fusion satanique.
Une érosion de cœurs, de sourires esquissés grâce à l’élixir de l’hypocrisie.
Une évasion de malheurs qui ne veulent pas mourir et nourrir des insensibles, des inaccessibles.
Une explosion de douleur, de rires forcés face aux messires de la jalousie.
Des myosotis font office d’espoir face à la victoire sans conteste des chrysanthèmes, des blasphèmes, de l’anathème qui reste.
Sur les ouvalas, fleurissent des lilas et des « oh la la.»
Jubilent des séraphins et des chérubins tribuns de l’opulence, de la virulence désespérée.
Sur les dolines amies, s’épanouissent des orties débiles complices de la fièvre des scènes mièvres.
Les douleurs éoliennes des âmes égarées, se stigmatisent au contact sans tact des couleurs mongoliennes de la pénombre sombre. Dans l’aven profond, le sang des veines, de la peine humaine qui n’espère plus de lendemains.
Sur les êtres vulnérables s’abattent des rochers immuables, des calcaires imperméables. Les larmes polaires errent dans les canyons d’où résonnent des plaintes monotones.
Des ruisseaux récupèrent les larmes cristallines des symphonies divines. Les mirabelles dégagent un pollen odeur de soufre, une haine qui souffre de l’extase des messies des soucis, de l’ennui de la nuit étoilée et endiablée. Les pieuvres des sangs en larmes, œuvrent pour la naissance des alarmes et le baptême des inquiétudes.
Les vallées encaissées assument le déluge des sourires blessés par l’incompréhension des passions. Les vallées karstiques, d’un rire sarcastique, assistent à la sépulture des corps meurtris par la torture caustique des refus.
L’enfant innocent se suicide dépressif, les veines en sang, dans l’aven profond et nocif, attristé par l’abandon des promesses, de la tendresse et des messes d’espoir.
Alors l’érosion furieuse s’en mêle et se déchaîne sur l’inhumanité et la folie.
Puis, l’évasion curieuse d’irréel, enchaîne fatalité et mélancolie.
Fatalité et folie des calcaires dépressifs.
1999
Posté le 22.10.2007 par ceres
Bacchus et ses petits satyres aux couleurs de l’abondance
A contempler les elfes d’automne baignés d’or
Ont reçu en chuchotements saisonniers les confidences
De ceux qui ont créé Versailles dans un rêve d’encore
Le soleil dans un bâillement de nuages ambrés
A prêté sa grâce auguste en lits brodés de fleurs
Aux naïades empressées de servir leur roi éclairé
Les chevaux solaires ont galopé dans les eaux du cœur !
Saturne et ses petits amours aux sourires de l’innocence
A répandre les feuilles d’hiver en tombées blanches
Ont accueilli dans leurs regards purs la puissance
Des Amours de longs baisers en avalanches
Le soleil dans un soupir d’arc-en-ciel vespéral
A enlevé sa parure brûlante pour réchauffer les enfants
Des saisons froides dans un bain de larmes sidérales
Séraphins et chérubins ont marié la glace et le feu ardents !
2006
Photos de Claude extraites du site
http://720plan.ovh.net/~jardinsd/
Posté le 19.10.2007 par ceres
II
Siamy et Grisou, ronrons des années quatre vingt,
Peuvent compter les larmes de petit Poucet,
Parsemées sur le chemin des soleils glacés,
De n’avoir pu sauver les oiseaux divins.
Oreilleroux, fils d’un balcon, amant de l’orage floral
A changé d’identité pour effleurer le nom de mordoré.
Dans la crinière de l’enfant aux joues pourprées
Il dort dans un couinement de brume vespérale.
Boisgibault les accueille sous son bois si beau,
Tailleur de flûtes près de la Loire traversière,
Créant pour les fleurs défuntes une civière,
Une ballade sépulcrale de pétales en lambeaux.
Boisgibault aime siroter un bon Pouilly fumé
Et trinquer à la santé des enfants ivres,
Que la mort des ombres animales enivre
D’avoir tant rêvé dans les jardins gourmets.
Boisgibault est un cimetière de poils herbivores,
Où les noctuelles répètent une danse fluviale
Avec un arbre octogénaire, compositeur trivial,
Perdant ses baguettes dans un vent multiflore.
Boisgibault est une écurie pour les petits poneys.
Leurs cheveux fluorescents volent dans la chambre,
Où se couche chaque soir un soleil ambre,
Avant de se livrer au sommeil illuminé.
2007
Posté le 18.10.2007 par ceres
Posté le 18.10.2007 par ceres
Le jardin des dieux à l’aurore
Ouvre son éternité séduisante
Cérès, Bacchus, Saturne et Flore
Valseurs d’une pendule gisante
Sonnez les matines des anges
A l’acropole de la saison
Des soleils bavards jaune orange
Au bord d’un été à l’horizon
Les arbres aux âmes musicales
Rêvent racines en larmes
Sans briser le serment ombilical
Des roses aux jours parme
Apollon répand son astre auréolé
De pétales blancs sur notes de silence
Celui des esprits au cœur immaculé
D’un passé au bras de l’élégance
Le parc s’éveille dans sa légende
Des muses adoubées de lumière
Dans un bain parfumé de lavande
Elles composent sonatines princières
Dans un baise-lèvres rutilantes
Les ombres chuchotent abandon
Sur le tapis émeraude Atalante
Défit la foudre de Cupidon
A l’automne nos oraisons algèbres
Fleurissent ensevelies sous octobre
D’antiques fantômes célèbrent
Le ciel de quelques nuages sobres
Virevolte l’infini d’un sourire
Sur quelques feuilles inertes
D’avoir aimé un souffle apyre
Au regard de cendres offertes
Nos éphèbes aux rayons discrets
Cachés dans le marbre de nos songes
Dérobent les soupirs secrets
De jeunes vierges au cœur éponge
L’eau tonne de soleil flamboyant
En un jaillissement de gouttes divines
Dans sa gloire d’or brillant
De nimbes aux étincelles héroïnes
Les vendanges d’étreintes juteuses
A flots sur le grand canal en voyage
Prospèrent en saveurs capiteuses
Coulant sur l’Eden d’un doux visage
Puis le murmure de plaintes refroidies
Sur une lyre aux cordes gelées
En flocons dans un triste paradis
S’éteint lentement esseulé
Le cimetière des branches mortes
Est le refuge des larmes vivantes
Dans leurs yeux ouvrent la porte
Des souvenirs de neige brûlante
Et un nid vert oublié dans le givre sombre
Désert de ses ailes fragiles de nouveau-né
Sert de tombeau aux fleurs de pénombre
Dans l’attente des flammes surannées
Statues aimées de la saison blanche
Portant sa couleur emblème
Echangent quelques avalanches
De baisers dérobés aux je t’aime
L’hiver lui aussi connaît son trépas
N’échappe pas à la mort de sa mort
Obligé dans un tremblant mea-culpa
De dévoiler son verdoyant remord
Pour laisser renaître corolles en terre
Ariettes légères dans la tendresse
Bosquets en fêtes aux adultères
Des dieux en florales confesses
Fontaines aux vagues enivrantes
Chemins aux quêtes spirituelles
Pour désaltérer une soif dévorante
D’absolu aux âmes perpétuelles
Miroirs à l’envers au printemps de grêle
Couleurs du temps érodées à l’azur
A revenir toujours vers ta citadelle
De pierres végétales aux mille brisures
Soleil érudit à la réviviscence
Des mains indiquant la voie
Des bronzes dans le bon sens
Altruistes sages au sang roi
Nymphes de beauté blonde
Emergeant des lisières troubles
Dans ce jardin centre du monde
Où de nos lueurs doubles
Saisons savantes à la voûte vespérale
Dans un jardin où le temps s’est tu
Versailles au cœur fléché de l’idéal
Offre ses sensuelles vertus
2007
Posté le 17.10.2007 par ceres
Il fait si noir en ce jour ensoleillé
Où les araignées tissent leur ciel
Avant de goûter la chair habillée
D’abîmes au goût de miel
Il fait si rouge sur ta peau au sel
Caressant les vagues sibyllines
Où chaque rêve sur leur balancelle
Surfe sur les stèles marines
Il fait si mauve dans tes yeux de nuit
Et les maux velus de soifs hadales
Nagent ivres vers le pertuis
D’orgasmes aux ombres féodales
Il fait si blond dans ta crinière de lune
Aux chemins parsemés de mousse
Sur le désert souverain des runes
A déchiffrer tes agonies aigre-douces
Il fait si rose dans ton sommeil fauve
Et ton hâle colle au visage d’été
Où fleurs délivrent parfums d’alcôve
Au bourbon d’une reine chasteté
Il fait si bleu en ton cœur vacillant
Couronné d'extases joyeuses
En philtre d’amour ondoyant
Où s’achètent couleurs capiteuses
2007
Posté le 16.10.2007 par ceres
Au soleil couché sur ses rayons feuillus
dénudé de larmes virginales
plonge dans les sources glacées
des automnes au cœur hivernal
A la fleur perdue sous un vert vieillissant
aux dernières lueurs des ombres
se signe d’amour aux vallées silencieuses
avant d’effleurer la mort…florale-trépassée !
Aux cascades d’arpèges ruisselants
de ré timorés comme de mi endormis
à demi dénaturés à l’aube de la nuit
ré-accordent leur vent sacré
Aux clairières au-clair de lune
faîtes danser vos herbes en reflets
dans les miroirs où se sont aimés
quelques défunts murmures couffins
Aux bruissements des arbres fantômes
de leurs mille bras aux mains rougies
par les étreintes de saison alanguie
enterre une pluie en voltige de flammes
Aux mousses à la pierre d’un cœur
s’accrochent aux harmonies désertées
des nids, en leurs fluttes bipennes
déchantent les printemps en leitmotiv
Au cimetière des rivières de croix
à noyer l’été en torrents de branches
où reposent quelques dimanches
d’enfants aux sourires nébuleux
Aux étoiles émeraudes des jours bleus
à compter les heures à l’envers
horloge d’une seule saison
où défile l’émoi en myriades d’esquisses
Aux chandelles ardentes du souffle
ravivent les paupières vespérales
à la rosée évanouie…Balançoire des baisers
se promenant au cœur de l’automne…
La vallée de Chevreuse / photos de Sab 2007
Posté le 15.10.2007 par ceres
Ô capitaine à l’épave verbale
Nageant dans ses os nombrilistes !
Ô matelot de ses mers en fuite
Ruisselant masculines épopées !
Ô moussaillon des navires perdus
Dans son miroir flottant de lune !
Ô cœur d’écume de dunes salées
Aux états dames soumises, captives…
Du fond abyssal où tu l’avais jetée
Se lève la femme à l’hydre sentencieuse
Et déchirant son voile face à tes armées
De nains pétrifiés, se lève glorieuse :
Ô petit con rivé à la Terre enflée
Du cratère au cerveau noyé dans la vase
De fleurs sous-marines trop souvent fanées
Sous les coups incisifs de tes phrases…Egotiste !
Ô petit dealer de mots d’ego
De soleil assoiffé en argot
Sur tes rives d’amer ivre
Vois : tes mots… En alluviaux-tombeaux
Paroles léthifères, soifs telluriques
Ouvrant les cratères de tes mânes putrides
A l’endroit des filles au sourire des roses,
Déchoît : sangsue aux discours surannés.
Héros solitaire d’un Moi
Treizième en son calendrier
Comme le cadavre d’une Cassandre
Vois, tes mots, en naufragés dérivent…
Forêt de flots vimaires
En radeau telle la méduse dégonflée
Vogue sur tes vagues hadales
Prenant la tempête d’un soufflet.
Echoué en râteau lunaire
A ratisser les maux charognes
Le squelette de ton ombre amère
Repose à la gloire des Gorgones.
En collaboration avec margo
deux titres :
-La volte marine
-Plongées sous-machistes
2007
Posté le 13.10.2007 par ceres
Cuisinons ensemble quelques chiffres pairs
Deux par six dans le récit pillant le vide
Soupirs mesurés aux joyeux somnifères
Sur l’abscisse de mes désirs avides
Un peu de sang aux globules ciel
De l’infini et ses brumes insolubles
Des mots sauvages comptés au pluriel
Fleurs musicales en un trouble dissoluble
Des envies dans les flammes isocèles
Fermées à la clé d’un pauvre cœur rythmé
A la fuite des métronomes criminels
D’avoir multiplié silences abîmés
Recette des étreintes perpendiculaires
A l’aube noire de nuits valseuses d’oublis
L’amour est une équation patibulaire
Boitant à l’envol de violons en folie
Gâteau au sucre d’attentes décimales
Des jours aspirés en virgule de saison
Des larmes sonores puissance maximale
Aux passions soustraites à la douce raison
Calculs indigestes à la peine exponentielle
Sur délices innombrables en rhapsodie
Petits délires de rêves proportionnels
A la portée d’un vaguement nous maudit
2007
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