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Par cérès, le 04.11.2009

oh, ce duo est superbe ! j'espère qu'on reverra d'autres spectacles aussi charmants tous les deux !...
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bravo pour le blog et au secours, je cherche un livre de dominique vervisch, où puis-je le trouver???...
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Par choncann, le 23.09.2009

impression très agréable d'être emporté telles des feuilles au vent par ton texte... amit iés, hysard...
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Par hysard, le 17.09.2009

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Par Ceres, le 15.09.2009

il est très très beau ce poème. c'est en cherchant des photos de versailles pour illustrer un de mes prochains...
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Par michèle+frandin+, le 14.09.2009

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Dernière mise à jour : 07.11.2009
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Je suis née d’un jardin et d’un château

Publié le 27/08/2009 à 02:15 par ceres
Je suis née d’un jardin et d’un château,
Au bord de l’eau tout près de la falaise ;
Ne sais qui de la plaine ou du plateau,
Volera plus haut avant le malaise.

Il me faut cueillir la fleur d’altitude,
Pour planer dans la fragrance du vide ;
Fâcher le silence et la solitude,
La lune qui fuit le soleil avide.

Le cœur est un donjon, l’âme de pierre,
Prennent l’étoile pour une idée brillante
Qui renouvelle les siècles de lumière,
Quand l’ombre imagine une nuit bruyante.

Je suis née d’une histoire et d’un flambeau
Le temps d’un éclair, dans un long couloir.
Oubliettes, je reviens au tombeau
Et chante le noir à ma vaine gloire.


2009


Le Grand Chemin

Publié le 26/08/2009 à 09:33 par ceres
Le village, l’église, la gargouille et le lapin.
Ce sont les larmes du lapin qui tombent de la gargouille de l’église du village.
Il a glissé sur le cœur d’un enfant comme l’été embrasse ses soleils couchants.
Il y avait le berceau et le cheval à bascule.
Et il y eut la fosse creusée par la lune.
L’amour déchira son habit de chair et son âme prit la nudité de la nuit.
Dans son désespoir, il sépara la mère du père du bonheur du monde de son reste.
Le ciel se brisa.

Puis

Un enfant et l’été arrivèrent avec la vie.
Ils avaient tant de sourires à ensoleiller. Ils créèrent le grand chemin afin que d’un baiser naisse peut-être un petit sentier. Vivant.
Un petit sentier où le cheval à bascule pourrait rêver longtemps, où le berceau fleurirait les étoiles.
Le lapin a pleuré, l’enfant aussi.
La mère, le père, les souvenirs et la pluie diluvienne.
Mais le grand chemin a permis au temps de survivre.
Grâce à l’enfant.


2009

http://www.youtube.com/watch?v=bZAf5vOMX7w

Nénuphar de papier

Publié le 25/08/2009 à 23:16 par ceres
Ecrit avec Le Laurier d'Or

"Nénuphar de papier

J’ai voulu dans ce nénuphar
Prendre la fleur pour un écho
Priver la lumière du phare
Une noyade à l’abricot

C’est le soir je me lève tôt
Prendre le miroir de saison
que je vais polir larghetto
Il pleut des notes à l’horizon

Do. Je suis une forêt d'eau
Un bois d'hiver qui brûle mal
Une espèce de fleur sans os
Un nénuphar presque animal"

Et ses jours nous sont des années
Tant ses chemins prennent le pas
Sur nos ébauches de sentiers
Il est venu d'entre nos bras

A l'instinct d'une vie en papier"


2009

Fantaisie

Publié le 25/08/2009 à 20:52 par ceres
Vole la jupe à la framboise
Et donne le cœur au tableau
Tu choisis le fruit ou l’ardoise
Vois c’est l’été qui sort des flots

Chante l’enfant à trois parents
La lune le vent le soleil
C’est la saison des hilarants
La fleur blanche-bleue qui volleye

Le sucre lent monte à l’échelle
Une grenadine de pierre
Que dégustent un oui et elle
L’heure de fermer nos paupières


2009

Comme Blanche-Neige

Publié le 24/08/2009 à 22:58 par ceres
Comme Blanche-Neige
m’enfuir dans la forêt émeraude
sur la pavane de Fauré
assassiner les fleurs opales
en les cueillant si fraîches et naïves

Comme Blanche-Neige
apprivoiser la colombe nébuleuse
qui ira déposer le baiser
sur le rêve du bien-aimé
l’oiseau brisera le miroir du temps

Comme Blanche-Neige
m’endormir sur le petit lit
d’un sommeil d’elfes
d’étoiles paralysées
sur le seuil du songe

Comme Blanche-Neige
croquer la pomme sucrée
et préparer les funérailles du fruit
qui n’avait de rouge
que le cœur enflé

Comme Blanche-Neige
partir sur le cheval d’argent
avec le prince l’enfant et le conte
lire aux ombres du soir
les histoires que l’on s’invente


2009

J’ai mis le lys à l’amante

Publié le 24/08/2009 à 20:36 par ceres
J’ai mis le lys à l’amante
Sur le feu rouge qui mouille
Et dans le lit à la menthe
L’amour a le goût de rouille

J’ai pris la rose démente
Vois-tu l’étreinte a la trouille
Nos étoiles sont clémentes
Nos orgasmes se débrouillent

Je crie lèvres véhémentes
L’amour rond comme citrouille
La folie des nuits aimantes
Prend la rime qui fait ouille


2009

Quelle était la fleur d’amour

Publié le 24/08/2009 à 19:52 par ceres
Quelle était la fleur d’amour
la musique qui créait le désir sur le papier
le clignement de paupières d’un pétale
avec le regard de la racine sur le firmament

Il nous faut arracher le cœur d’avril
à chaque printemps inhumé
croire au sourire d’un géant
le ciel qui imagine le soleil qui imagine le feu de nos yeux

Dis quelle était la fleur d’amour
l’âme volée à la pierre recrachée à l’oubli
la pluie rejetée par le torrent
en présence de la larme invisible

Et s’il faut se battre aux lèvres d’un calice
pour connaître l’identité de l’envolée
celle que l’on pose sur l’entaille de l’océan
allons-y le temps d’une saison avant qu’elle ne fane

Quelle était la fleur d’amour
que l’on ne veut jamais offrir
ramassée par le vent et l’adieu
elle qui parle avec les anges

Oui, quelle était la fleur d’amour ?
La fleur d’amour était un chrysanthème…


2009

Un dégradé sans dessus-dessous

Publié le 24/08/2009 à 18:12 par ceres
Le temps est à l’orange ce soir
Comme le fut l’éclair de tes yeux,
Oui la lune est une balançoire
Qui danse à la mémoire des cieux.

J’ai vu tout rouge au bout du couloir ;
Sans doute la blessure de Dieu.
Avec Lucifer dans le parloir,
Décident à quand les derniers adieux.

C’est le soleil bleu qu’on laisse choir
Parmi les sourires des aïeux,
La trace ombragée sur le mouchoir,
La larme sur les tombeaux joyeux.

Il neige si mauve dans le noir,
A t’attendre mon amour monsieur.
Et ne gardons que le promenoir,
Avec fleurs-poèmes malicieux.


2009

Portraits de trois voyouses

Publié le 23/08/2009 à 22:51 par ceres
La plus chipie des trois, la keeyoo insomniaque. On dit que les chats dorment 16 heures par jour, et bien pour elle, un grand maxi 5 ou 6 heures...Chipie





















La Titi qui monopilise valise, gamelles, lit et litières













Son altesse Mounie qui grogne quand on l'effleure et même quand on lui parle














Les obsèques d’une ville

Publié le 23/08/2009 à 02:08 par ceres
Ma ville défunte et tant aimée
des assiettes qui volent devant un paysage de mer calme
la valse sanglotée des cuillères et des fourchettes
le divorce entre père et mère et enfants et cochons d’Inde et chat
celui de la falaise et du sel

Ma ville défunte et tant aimée
ce sont les miettes du cœur sur une plage de galets
les souvenirs du collège et du lycée
les horloges de la récré jusqu’aux devoirs de français avec les prémices des divagations surréalistes
l’université et ses cours de latin où l’on ne s’inscrit que pour les sécher
ce sont les amis, les sourires et les folies
les délires qui ne font rire que nous
« Ramène-toi » d’un geste de main qui signifiait « j’arrive »
ne faisait rire que nous
la Juliette que j’attendrai et le Roméo que tu enfanteras ou le contraire
les bonbons que l’on mange en feuilletant les catalogues de fringues ou un film tout praliné
les amours qui m’aimaient et que je n’aimais pas mais que je voulais tant aimer

Ma ville défunte et tant aimée
c’est l’abandon du père qui nous aime mais moins que sa faiblesse
le doux visage entrevu entre quelques livres et quelques années
le départ de la mère qui n’aimait plus la ville pesante
la maladie de la grand-mère
la maladie de la sœur
mêlant leur amour et leurs coups de sang
nos larmes et nos peurs pas préparées
c’est l’adieu au grand-père, le jardinier des framboises et des roses
la stèle où je ne me recueille pas et celui que je n’oublie pas
c’est l’adieu à l’enfant et à l’enfance
c’est le départ de la mère toujours puis le mien

Ma ville défunte et tant aimée
mes mots, mes joies, mes chagrins, ma famille
que j’enterre avec marche funèbre sur mon piano rouge
les notes qui ont saigné le poids des années, des alarmes et des départs
mes paysages de vent et de falaise écorchée
un doux visage qui n’apaise que l’imaginaire
trois parfums sororaux vanille, chocolat, noisette
disparus à jamais
Ma ville que j’aimais et enterrée
que je continue à aimer défunte


2009


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