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K-O

Publié le 23/09/2009 à 21:06 par ceres
Ecrit avec Silenys

Ils sont là face contre face
ensanglantés,
à se rouer de coups,
ils encaissent
caisse...
....
qu'est ce ?
de la lassitude
qui alourdit le geste,
le regard bovin,
voit le gant atterrir sur le cou
comme une caresse
l'ivresse
s'empare de la foule qui hue
qui pue la haine
et qui hurle : tue, tue, tue !

Des caresses irréelles et elle
et lui
se tuent à coups d’étreintes
sur l’empreinte du K-O
viens je t’attends
au regard qui reluit
de la foule défunte
de liesse
une plainte dans le chaos

C’est le poing de A à Z
qui se noie dans le G
rejeté aux haleines
râle hémorragique
un point deux points
égalité
à la frappe solaire
accroche-toi et prends un crochet du droit
sur ta peau ruisselante
à terre je ne raterai pas ma cible


Voici

Publié le 20/09/2009 à 21:51 par ceres
Ecrit avec Silenys

Il nous faut remonter le cours du ciel
Au nord d'une aube à la peau étoilée
J'ai envie de tes mots comme du miel
Une rivière d'azur, baisers brûlés

Au soleil jaune ardent présent toujours,
Goût de galette de blé cuite la nuit,
Lèvres d'amour se retroussent autour
Double rangée d'étoiles...l'œil éblouit.

La nuit faisons l’amour à nos étreintes,
Dégrafant la lune, goutte par goutte ;
Prenons le chemin que nos yeux empruntent :
C’est l’extase astrale qui nous écoute.

L’aurore blafarde un œil chatoyant
Lèvera sur notre ciel qui s’embrase;
Le jour nouveau en sortira flamboyant
Comme ces mots d’amour doux dans tes phrases :

Lovons l'été et l'hiver de perles,
Ce sont les corps qui parlent avec les yeux
Quand matin et crépuscule déferlent
Sur un songe fou qui se rêve à deux.

Tout enlacés, non lassés a plus soif
Remontons ces chemins chenus parfaits
D’étoiles bleues parsemées qui s'agrafent
Sur ton corsage, avec les dents je défais.

Vas-y. Prends tout le cœur et...Fais lui mâle
D'un frôlement de fleurs d' azur sauvage
Et tels nous, comme une essence animale
Une naissance solaire sur nuages.

Nos langues se recherchent à la source
Quand nos os se noient dans les eaux charnelles,
Puis nos caresses reprennent leur course
A la quête du soupir éternel :

Un carrousel de saveurs sans pareilles
Nos mains aveugles cherchant le salut
La plainte primitive qui sommeille :
De notre plaisir l'ineffable tribut.

Dans les yeux guettons ce feu qui vacille
Il s'entretient au bois fiévreux des caresses.
Comme deux arbres emmêlés, qu'on oscille
Dans le vent de la passion qui nous compresse !

C’est le soleil qui pénètre la terre
D’un climat de carmin tendre et dément ;
Oui tendrement la couche sédentaire
Est la valse nuptiale des amants.

Deux continents reliés par un isthme
Formant un motif furieux, une paire ;
Soudés, accrochés refusant tout schisme
Malgré volcans et tremblement de chair.

Tes lèvres ouvertes sur la prière
A l'astre qui parcourt ton ciel intime
Laissent perler des soupirs aurifères
Que j'irais cueillir au bord de tes rimes.

Au fleuve de nos sexes enlacés
Comme un infini perdant haleine,
Au souvenir de nos mots embrassés,
Jouir est l’âme du roi et de la reine.

Quand le rayon solaire me conquiert,
Traversant mes vagues interstellaires,
N’oublions pas que demain sera hier,
Et que foudre et danse aiment prendre l’air.

Laisse-moi goûter la cire céleste
Pour un frisson d’une seconde folle,
Et chevaucher les planètes, si leste
Pour la volupté qui sera l’idole.

Ainsi donc de la mort comme chimère
On aura fait le tour, vu le karma
Joui de son sel, joué de sa crinière
Pour atteindre l’impossible nirvana.


2009

Ecoute

Publié le 18/09/2009 à 21:26 par ceres
Ecrit avec Silenys

Écoute le chant des grains de sable qui glissent,
Le vent les emporte le long des flancs de dune;
Le désert profère ainsi des mots que chérissent
Ces fous épris l'un de l'autre, l'autre de l'une.

Écoute-les. Chut ! Ces mots pris entre les bouches
Où seules les saisons en eaux sont des soupirs,
Bois toutes les oasis coulant sur la couche ;
Elles seront le philtre d’amour d’un grand empire.

Écoute le son des gouttes de pluie qui dansent,
Des perles de ciel qui se brisent sur le sol,
Bris qui font des trous dans l'âme du silence
Qu'un piano joue en partition ré mi sol.

Écoute les contes légendaires des amants,
Raconter mers et océans en fusion ;
Ils ont conquis tous deux le soleil en s’aimant,
Momifié le temps échappant à l’érosion.

Écoute les arbres chuchoter dans la brise,
Ils se penchent pour échanger des confidences;
Leurs feuilles se touchent se frôlent, sous l’emprise
De leur plaisir, ils se déhanchent en cadence.

Écoute-nous ou l’infini à clair de chair :
Il y a la nuit, celle dédiée aux étoiles.
D’un baiser, faisons monter le prix des enchères
Et si de l’absolu nous levions le voile…

Jouons

Publié le 16/09/2009 à 20:49 par ceres
Ecrit avec Silenys

Jouons au soleil et à la pluie
A la marelle de nos étreintes
Et prenons à témoins jours et nuits
Que le temps retrouve notre empreinte

Faufilons nous vite entre les gouttes
de lune qui fusent de nos yeux
bâtissons sans les mains une route
Qui emmène au delà de nos cieux

Jouons à la lune et aux étoiles
Une valse de perles s’essouffle
Après ces baisers qui lèvent la voile
Que l’amour reprenne tout son souffle

Sur tapis vert de mots doux s'invite
Un chœur qui clame un chant oublié
Un cœur, deux, on entend qui palpitent
Vertige des hauteurs sans escalier

Jouons au monde et à l’univers
D’imaginaire à saison rêveuse
Et brisons nos longs regards de verre
Pour écrire à deux cette berceuse

Jouons à cristalliser nos rêves
en rayons d’étoiles sans facettes
où qu’on regarde, on verra la trêve
Que le temps nous accorde, il s'arrête


2009

Sonnet des chochottes

Publié le 15/09/2009 à 13:56 par ceres
Un écrit tout à fait d'actualité... :D

Les meilleures amies qui ne connaissent pas :

Lisa heureuse seulement dans ses SABots,

Chouchou suivant yeux fermés Lisa pas à pas ;

Toutes deux à dessiner un monde…Pas beau.



Lisa dans son antre virtuel nommé Ego,

Avait manqué sa vocation de SABotière.

Elle se contenta d’être machine à Ragots,

Où elle confia ses théories primesautières.



Chouchou la siamoise fatale de Lisa,

Un jour de conversation entre mots benêts,

Avait pris chez Laurel et Hardi son visa.



Elles avaient trouvé un repaire de vipères,

Aubaine risible pour chochottes mal-nées.

Qui aurait cru que sabot et sots font la paire

La Maison de Victor Hugo Villequier

Publié le 13/09/2009 à 20:39 par ceres
Par un dimanche ensoleillé



































































L'adieu de l'orpheline

Publié le 11/09/2009 à 20:37 par ceres
C’est fini…
tu ne me feras plus souffrir
j’irai traverser l’aube d’un soleil à un autre
pour m’affranchir de tes remords
à la glaive de ma mort si vivante
J’arracherai la racine de la fleur sauvage
que je suis devenue sur ta terre inconnue
pour la semer dans le paysage
d’un amour étoilé par ses cœurs
Je te dis c’est fini
je ne lirai pas les lettres
que tu n’oseras plus m’écrire
mais dont tu feras parvenir les mots
aigres-tendres-échos
jusqu’en mon chez moi fermé à mille clés
et d’infinis
Tu entends c’est bel et bien fini
même si je t’aimerai toujours
comme l’évidence qui n’aurait jamais dû naître
mes baisers de pierre
ne peuvent que t’adresser
des lèvres aux mains au vide
un dernier adieu
car j’appelle l’oubli


2009

sensations de saisons

Publié le 11/09/2009 à 17:29 par ceres
Ecoute le murmure de l’arbre d’automne
Qui saigne ses feuilles à l’ombre,
Le froid d’une saison qu’un soleil entonne,
Là et là-bas dans la pénombre.

Regarde cet azur violé par les nuages ;
Il refoule son bleu au sud,
Cette pluie qui tombe en sueurs sur les visages,
C’est l’hiver qui s’annonce rude.

Touche la grêle d’une folie amoureuse ;
Ses caresses roulent sur la terre,
Elles viennent frôler les fleurs toutes frileuses,
Le chant des oiseaux solitaires.

Puis respire le temps qui se fait au printemps ;
Mère d’un été en jachère,
Goûte aussi aux baisers des amants haletants,
La renaissance qui nous est chère.


2009

Je t’aime

Publié le 10/09/2009 à 19:25 par ceres
Je t’aime à ne plus abriter la nuit
Dans l’antre du ciel qui vit au soleil.
Vois le temps dément qui se meurt d’ennui
Dans sa robe voltigeant de sommeil.

Je t’aime comme un Dieu à demi-humain ;
Etoile recluse dans la pénombre,
Lune ne connaît que le baise-main
Des amours dont je ne sais plus le nombre.

Je t’aime comme un homme et une femme
Pourraient valser les ténèbres glacées.
Et ne dit-on pas que seule la flamme
Ressuscite les tempos trépassés.

Je t’aime à l’horizon de la fleur bleue
Qui susurre au cœur son effleurement.
Viens en moi et je te prends par les yeux
A défaut de nous croire enfin amants.


2009

Nus

Publié le 09/09/2009 à 19:38 par ceres
Tous deux nus là l’un devant l’autre
à ne pas nous aimer d’amour
mais d’intense de danses
et de mots que nous ne prononçons pas
nus jusqu’à l’os habillé de chairs amoureuses
de nos saisons sacrifiées de soleils
de nos étreintes à fleurs de rêves
tous deux nus là toi face à moi
à ne pas nous aimer d’amour
mais s’embrasser sans jamais s’enlacer
échanger nos cœurs dans un regard érogène
et dévêtir la pluie de nos baiser fous
s’en jamais se lasser
nus corps à corps
à ne pas nous aimer d’amour
à voir le vrai de nos âmes dépouillées
se désirer dans la nudité de l’instant
vivre ensemble d’amour d’amour et d’amour
sans nous aimer
tous deux là nus


2009


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