Posté le 26.08.2007 par ceres
Les nounours
Les nounours tombent de leur fauteuil
Pour recevoir des baisers
De leur maître devant sa feuille
Ne les entend pas s’approcher
Réclamant en silence une chaleur
Qu’ils sont en droit d’exiger
De leur maître un peu de cœur
Dans leurs petits bras accrochés
De leur sourire triste espérer
Un regard de leur bienfaiteur
Et puis encore s’en retourner
Penauds dans leur douleur.
Les nounours tombent de leur fauteuil
Pour être embrassés
De leur maître devant son cercueil
D’une vie d’espoirs trépassés
Réclamant un sourire consolateur
Qu’ils pensent avoir mérité
De leur maître noyé dans ses pleurs
Refusant de voir la vérité
De leur sourire triste espérer
Des étoiles en forme de fleurs
Briller dans les yeux du mal-aimé.
Perdu dans son cœur.
2002
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Posté le 26.08.2007 par ceres
Ailes blanches reposent dans le cimetière des colombes
Le silence veille sur ces défuntes créatures infortunées
A la chevelure de plumes en un bouquet sur leur tombe
Qui voyagent avec la poussière des amours abandonnés
De quelles couleurs est la mort qui porte des ailes
Et donne la vie à toutes ces sépultures placides et azurées
Tous ces amants célestes dans un serment de cœurs mortels
S’échangent dans leur envol des regards énamourés
Magistral condor qui boit la terre et mange la mer
Petit moineau dans ses nuits blanches et ses jours noirs
Sur cette pomme presque toute bleue se croisent et errent
Tout en la dévorant peu à peu avant que reste seul le désespoir
Et les colombes à la chevelure de plumes continuent de s’aimer
Avant de mourir, gisant inertes dans la fosse des oublis
Et les Hommes qui ont toujours rêvé de voler continuent de décimer
La terre dont le bleu devient nuit et la Nature hélas avilie
2007
Posté le 24.08.2007 par ceres
Le bouclier des Fétiaux 2007
L'étoile prisonnière 2007
Posté le 24.08.2007 par ceres
Le grand Trianon et son jardin
En souvenir d'une ballade
04 août 2007
Posté le 24.08.2007 par ceres
A l’aube de failles silencieuses
Le temps d’un réveil printanier
A offert ses fleurs délicieuses
D’un parfum de cœur prisonnier
Au jour de pleurs invisibles
Le rire est sorti de l’ombre
Et sur les larmes illisibles
Sont enfuies pensées sombres
Au soir de tristesse insulaire
Loin des passages habituels
Des sourires rares et solaires
Effacent le tragique perpétuel
Clin d'oeil à une amie
Pour Isabelle
2005
Posté le 23.08.2007 par ceres
Posté le 22.08.2007 par ceres

Les fleurs blessées
La petite fille brune vole dans les cieux aux écorces de lune
Face au soleil vers un ailleurs d’étoiles aux pétales aurorales
contemplant un lit de coquelicots parmi de brumeuses lagunes
Les larmes du matin que le soir a cueillies dans une envolée florale
La balançoire vogue dans une enfance de pâquerettes endormies
Afin que l’amour ne lui effleure pas des bouts de robe blanche
Dans son vert berceau les petites fleurs ont pu rajeunir le cœur raffermi
Par de longues étreintes solaires lors des paisibles dimanches
Le Saule pleureur cache en ses branches tombantes des secrets
Les souvenirs de pissenlits qui voulaient ressembler au soleil
Abandonnés par les autres bourgeons dont la vie s’épanouit colorée
Pensant que le temps est un songe et le cœur un éternel éveil
La petite fille brune ne peut plus voler dans ses fleurs célestes
Car les cordes de la balançoire sont cassées. Pour elle le temps a vieilli
Mais l’âme en bouquet de violettes et de bleuets est la même funeste
Oubliant que la vie trace dans l’horizon des chemins de peines recueillies
2007

Posté le 21.08.2007 par ceres

Petit chat des rues a frappé un jour à ma porte
Si frêle le regard triste plongé dans le cœur
automnal offrant par milliers ses feuilles mortes
A qui pourra apaiser du passé les douleurs
Petite écaille souffrante s’est endormie soulagée
D’avoir enfin trouvé un sourire ouvert à sa solitude
Dehors le froid avait commencé à se propager
Le vent accompagnant des miaulements en multitude
Petite fille moustachue heureuse dans sa maison
Laisse s’envoler de bien tendres baisers félins
Vive, espiègle, câline profitant de sa guérison
Pour jouer avec tous les nounours orphelins
Petite minette aux yeux citrine dans sa nouvelle famille
A une sœur qui emprunte la voix du tonnerre
Et quelques souris en peluche portant des béquilles
A force d’être martyrisées par une tigresse tortionnaire
Petite bavarde a adopté si fière une baroque maman
Et pour elle à chaque aurore où alternent pluie et soleil
Elle lui joue un opéra en majeur de ronronnements
Ou lui parle de son bonheur dans un paisible sommeil
Petit chat musicien et aventurier vogue sur le bleu
Le salon est un navire ou elle est devenue capitaine
Commandant lapin koala éléphant palsambleu !
Vers un voyage où la destinée est toujours incertaine
Grande rencontre a su guérir des âmes abandonnées
L’une par l’envol vers un chemin célestement secret
L’autre par le caprice lâche et égoïste d’esprits calcinés
Novembre a réuni deux êtres pour une vie azurée
Pour ma petite minette espiègle 2007
Posté le 21.08.2007 par ceres
http://vestaleceres.blogtrafic.com
Posté le 21.08.2007 par ceres


Ombres de lune se sont inclinées les matins d’été
Pour saluer l’astre divin, du monde despote majesté
Céleste est son habit éblouissant d’or chaud et brillant
offrant aux vivants aveuglés regards flamboyants
Fleurs saisonnières se sont prosternées à son apparition
Puis se sont ouvertes pour lui dédier une fragrance de passion
Elles ont effleuré leurs pétales pour lui déclarer leur flamme
Qui aurait pu croire que les fleurs cachent aussi une âme ?
Arbres colosses ont plié sous son imposante présence
Ces géants centenaires en feuilles polychromes en mouvance
Sédentaires éternels lui ont exprimé en révérences leur fidélité
Pour louer dans le vent sifflant et envoûté sa royale beauté
Nuages opalins parfois abritent sa mauvaise humeur
Les champs de la Vie en son absence supportent un dur labeur
Mais il revient toujours étincelant, souriant et fier
Dans un abandon de ses rayons aux êtres de l’air
Rideaux verts à l’aube vermeille en doux paysage
S’ouvrent radieux dans un songe d’enchanteurs voyages
Hôtes mécènes de chants exquis d’ensorceleuses mésanges
Le souverain resplendissant applaudit ses chers petits anges
Miroirs bleus s’illuminent scintillants et flattés
Que l’astre rutilant vienne refléter son immortalité
Rivières en cascades, lacs habités, eaux fraîches et pures
Pour désaltérer une soif de gloire dans l’immuable azur
Pour Anne-Laure 2006
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