Posté le 10.09.2007 par ceres

Noël au chant du coq dépose des couleurs,
Au jardin de l’enfance où les trèfles à quatre feuilles,
Naissent des empreintes fugitives de fleurs
Que la vie, bergère du vent, une à une cueille.
Les herbes neigeuses d’étoiles aux Tuileries,
Effleurées par des licornes en voyage
Vers la lune blanche voilée de féerie,
offrent des poupées en soyeux nuages.
Dans le songe d’une nuit d’hiver en forêt,
Une petite fille dessine une famille unie.
Un soleil à table réchauffe les ventres colorés
Et compose un chant d’une suave harmonie.
Le merveilleux de cette aquarelle champêtre,
Des sourires aux épouse-cœurs siamois ;
Frère et sœurs autour de dimanches ancêtres
De rivières enfantées par des larmes de joie.
Une forêt blanche de trèfles à quatre feuilles
Dans le traîneau des astres en flocons,
Vient dormir au pied du sapin de l’aïeule
Et les guirlandes de baisers sont des bonbons.
Le sapin sucré au cœur du passé,
Embaume la maison d’une frugale félicité.
Avec les couleurs du temps, on peut esquisser
Un Noël heureux d’une touchante fraternité.
2007 Pour ma grand-mère
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Posté le 10.09.2007 par ceres
Les roses sont faîtes pour mourir
Sous le corps d’un soleil de Novembre
Aux soupirs rayonnant de plaisir
A rendre jaloux septembre et décembre
Les roses sont faîtes pour mourir
A l’automne de fleurs tremblantes
Que le temps en terre laisse dépérir
Sans regard pour leur grâce troublante
Les roses sont faîtes pour mourir
Pour que mûrissent les bourgeons
De fleurs qui veulent à leur tour souffrir
De l’absence solaire en son céleste donjon
Les roses sont faîtes pour mourir
Quand gémissent les lys du Délice
En lit de neige qui ne peut que fleurir
Au soir, aimées d’un nuage novice
Les roses sont faîtes pour aimer
Avant de mourir dans l’austère saison
Sacrifiées par la froideur d’un soleil enrhumé
Privé de ses rayons s’enfuyant dans l’horizon
2007
Posté le 09.09.2007 par ceres
Pensive. Je veux effleurer ce corps en lettres cursives
Et ne plus mourir dans le brouillard du matin ;
Sur le parchemin de mes évasions furtives,
Répandre l’encre de tes yeux libertins.
Ravive. Le chemin tumultueux de ma salive,
Désaltérant les fruits d’un été féodal ;
Où le baiser rend hommage aux lèvres émotives,
Pleurant le retour des caresses pyramidales.
Esquive. Les fossés que l’âme captive,
Creuse pour y déposer les symphonies blessées,
Par un chaos d’ivresses explosives,
Au sud d’une mélodie harassée.
Imaginatives. Les mains de ce paysage en ogives,
Où les mots forment des étreintes embrassées
Et reviennent sans cesse dans l’extase affirmative,
Se cogner aux délices d’un tango enlacé.
Plaintive. L’apothéose d’une nuit active
Dans le leitmotiv soupiré d’une matinale rosée,
Qu’une musique douce et fragile ravive,
Dans le lit d’une virginale épousée.
Récidive. L’exploit du guerrier à la dérive,
D’avoir envoyé ses flèches d’Eros dans les yeux.
Les larmes sont un vin capiteux d’une force nocive,
Pour avoir mis au monde un plaisir merveilleux !
2007
Posté le 08.09.2007 par ceres
Mozart s’ennuie des chérubins gracieux
A chanter les louanges du soldat moustachu
A danser les fleurs sous un chœur précieux
A parader fier dans un amour déchu
Mozart doit faire trois heures de cigogne
Pour s’être servi d’un canon de notes
Sans la permission d’un tsar en rogne
Star de Moscou où les soleils grelottent
Mozart veut échanger Figaro contre Rigoletto
Pour que barbier de Séville ne soit pas Sibérie
Et quand le cadet amoureux sourit allegretto
Les rois s’amusent de rougissantes gaucheries
Mozart a valsé conquis avec Anna Karénine
En première classe où le champagne ensoleillé
Coule à flot dans les veines héroïnes
D’avoir trouvé le sentier des larmes estampillées
Mozart a composé un opéra en liesse fusillée
Par la trahison d’un Narcisse militaire
Obéissant à un miroir de reflets déshabillés
D’une gloire mensongère fantôme de l’adultère
2007
Posté le 08.09.2007 par ceres
Rouen et son vitrail vitriol...
Posté le 07.09.2007 par ceres
Poème illustré

Les maux libérés
Laisse les mots usés prendre l’air
A l’ombre des vitraux bordés par le soleil
Vibrer à la fugue d’un orgue endimanché
De sensualité en litanies païennes
Laisse les mots de souffrance essoufflée
S’évader le temps de gravir les soufflets
D’un accordéon au visage écolier
Dansant sur les tags des églises outragées
Laisse les mots rouillés par la tristesse
S’envoler dans des champs de lavande
Dont la robe nuit se répand dans le ciel
Où la lune est une broche rutilante
Laisse les mots atrophiés de la timidité
S’évaporer sur les étreintes des papillons
Dans un lit de fleurs transpirant l’amour
D’une saison couronnée de couleurs
Laisse les mots cicatrisés des anges
Multiplier ses ailes aux allitérations
Des années aux tulipes fanées
Et renaître dans les mains des regards
Laisse les mots balbutiés des aveux
Arracher l’ourlet d’un habit rétréci
Pour y répandre sa soif de nuages
Transpercés par un éclair lacrymal
Laisse les mots jaunis dans le cahier
Pâlir aux mots de sourires maquillés
Verdir à l’offrande d’un arbre d’hiver
Rougir au Kama sutra d’une vierge
Laisse les mots étouffés par les vallées
Entonner l’hymne du soldat prisonnier
Dans sa quête de liberté aux barreaux
Enchaînés aux racines du soleil
2007
Posté le 07.09.2007 par ceres
Voici un portrait de ma petite minette écaille réalisé par maxrob
Posté le 06.09.2007 par ceres
Echiquier céleste 1997 autre cliché
Posté le 05.09.2007 par ceres
Posté le 05.09.2007 par ceres
Nos cœurs de nuit volent vers les étoiles
Croisent des arbres d’une folie de mains
Se plaignant du vent voleur de pétales
D’ombres lunaires dans un ciel de chemin
Nos fleurs de vie virevoltent l’infini
Epient les sourires des fenêtres ouvertes
Surprenant les premiers pas hors du nid
Des matins pleurant avec les herbes vertes
Nos ailes de soleil se donnent aux notes estivales
Près d’une grande population de coquelicots
Et Forment autour des yeux un carnaval
Masqué pour suivre le silence et ses échos
Nos courts voyages s’achèvent à l’aurore
Où dans la prison d’enfants aux cheveux blancs
Mais gardent un rêve qui rêve d’encore
Un Eden qui arrête le cours du temps
2007
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