Posté le 13.09.2007 par ceres
Rouen
La cathédrale
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L'Abbaye de Saint Ouen
Les Jardins de la mairie
Le petit Théâtre des Deux Rives
Quelques vitraux d'un monastère
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Posté le 13.09.2007 par ceres
I
Nous aimions voir le soleil s’attarder dans le cimetière,
A l’ombre des croix épier les sanglots des âmes,
Tandis que la mort habite derrière un rempart de pierres.
Les fantômes du passé raniment toujours la flamme !
Nous aimions faire avancer les pions des quatre chevaux,
Dans la chambre où la Loire arrêtait son cours,
Extirpant les larmes des défaites aux cieux estivaux,
Avares en une saison où les fleurs sont en velours !
Nous aimions pour le goûter, cueillir des myrtilles,
Près du saule pleureur fils unique du jardin,
Ecoutant attentif les confidences de petites filles
Aux trois parfums blond brun et châtain !
Nous aimions enseigner à nos peluches écolières,
L’alphabet des fleurs et les duels des chats mousquetaires.
Et que dans nos cœurs d’enfant pousse le Lierre
Qui s’agrippe encore à nos souvenirs solitaires !
Nous aimions saluer les cobayes dans leur maison d’hiver
Et jouer aux dames avec les fourmis rouges et noires.
Du haut de la véranda dominer tout l’univers,
Par nos fossettes redonner aux âmes l’espoir !
Nous aimions capturer les maisons abandonnées,
Et dans la forêt construire une cabane de feuilles.
Un jour nous sommes parties vers une autre destinée,
Mais l’enfance sur L’ancolie porte toujours le Deuil !
2007
Posté le 12.09.2007 par ceres
J’aime dans le vide le vide de mes yeux
Le soleil sur mes regards aériens
J’aime une absence faute de mieux
De pouvoir un jour tisser des liens
J’aime dans les larmes les larmes du réveil
Après un rêve où les roses éclosent en hiver
J’aime pleurer seulement dans le sommeil
Avant que la neige danse sur les paysages verts
J’aime dans le temps le temps qui ne passe
Que pour rappeler le parfum des sens
J’aime un vent une évasion fugace
Le voyage nocturne vers l’absent
J’aime dans la musique la musique de sa voix
Celle qu’il compose en mots bouleversés
J’aime les notes avouant le désarroi
D’un amour aux pétales froissés
J’aime dans le geste le geste de ses mains
Ce qu’il dit et ce qu’il redit en muet
J’aime vivre pour survivre demain
L’aimer sans comprendre ce qu’il est
J’aime dans le sourire le sourire complice
D’une pensée qui se tait par amour
J’aime ce qu’il sait sans savoir le vice
De trop l’aimer pour ne l’aimer qu’un jour
J’aime dans l’inutile l’inutile de l’intense
Dans les drames discrets des moments
J’aime soupirer en permanence le silence
Des cœurs qui ne seront jamais amants
Poème écrit en 2002 et remanié en 2007
Merci à Constance
Posté le 12.09.2007 par ceres
référencement
http://www.blogzone.fr/gestion/in.php?url_id=7599
Posté le 12.09.2007 par ceres
Les coqs érotomanes
Une dame de cœur reçoit la pique d’un valet de basse-cour,
Piaillant au milieu d’un harem de poulettes bien potelées.
Dans les paillettes servant de nid pour faire l’amour,
Le don juan à crête raconte sa nuit d’étreintes ailées.
La dame de cœur offre un chant baroque au coq musicien,
Comme un gage d’amitié qui s’habille de notes frivoles.
Mais le fier maître du poulailler dans un silence stoïcien,
Dénigre ce cadeau courtois d’une bien naïve faverole.
Quand les coqs s’imaginent que pleuvent sur eux des auréoles,
Devant leur petits becs aux roucoulements scabreux ;
Et que les jolies poules pondent des cœurs amoureux¨
Pour encenser dans la boue une bien ridicule idole.
Comme ils se trompent, aveuglés par un désir de gloriole,
Dans leur Olympe de plumes ne couvant que la vie,
Prenant toujours les sourires comme un unique symbole,
De passion subite à la vue d’un duvet gracieusement ravi !
A ceux qui confondent hélas amour et amitié !
2007
Posté le 12.09.2007 par ceres
J’ai prêté un soleil triste
Au regard réfugié dans la nuit
J’ai quitté le temps sans un bruit
Pour retrouver un instant artiste
Des paysages dans ses yeux
Inconnus et une musique fugitive
Il pourrait être Dieu
Et pour qu’étreintes vivent
Je serais éternité.
J’ai donné au vide un baiser
Que le souffle en tes mains
En ton visage de paysages, veut déposer
Ses yeux partout en chemin
Souvenir d’un sourire gracieux
Le vent complice fige son absence
Les vertiges viennent des cieux
Appelant en mes soupirs, sa présence
Je donnerais lucidité.
2001
Posté le 11.09.2007 par ceres
Posté le 11.09.2007 par ceres
Posté le 11.09.2007 par ceres
Deux versions
Une étreinte de visages sur une clé de sol
S’endort sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de tendres baisers mesurés !
Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un prélude valsant
Sur deux cœurs en un tambour tragique.
Et dans un concerto d’effleurements sonores,
Les cordes se nouent en chœur dans l’obscurité ;
Les mains s’aiment sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.
Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols en robe blanche, le doigté souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !
***
Une étreinte de visages sur une clé de sol
Allongés sur une vie de quelques lignes soupirées.
Les dièses ont décidé de faire l’amour aux bémols
Dans un crescendo de baisers mesurés !
Puis les notes se sont vidées de leur sang
Dans le ventre d’un piano antique,
Avalant tous les octaves d’un rondo dansant
Sur deux cœurs dont le tambour sonne tragique.
Et dans une tempête de gémissements sonores,
Les cordes se nouent et se dénouent dans l’obscurité ;
S’aiment les mains sur des lits noirs où les corps
Vibrent allegretto en regards pianotés.
Les métronomes joyeux font valser les mariés.
Les sols avec leur robe blanche de dentelle souple,
Epousent des si en mineur contrarié.
La nuit est une noce où les notes s’accouplent !
2007
Posté le 10.09.2007 par ceres
Pour que jouissent les violons
Je te ramènerai les forêts amazoniennes,
L’or tant convoité des gorges chaudes,
Pour que nos ébats en notes diluviennes,
S’endorment dans un paysage émeraude.
Je brûlerai nos âmes de terre noire
Où naissent des soupirs en si désiré.
Je labourerai les cordes de nos mains miroir,
au reflet dansant sur un corps blond cendré.
Pour que s'extasient les pianos
J’inventerai un Chopin de Cayenne
Qui déliera les cordes du galérien,
En nocturnes dans le cœur des bohémiennes
Où il pleuvra des cordes de nuages musiciens !
Je te ramènerai les country de saloon désert
Et l’ivresse des cow-boys aériens.
Leur lasso frappera tes touches légères
Pour que vibrent tes sourires épicuriens !
Pour que sanglotent les mandolines
Je détournerai le cours d’un fleuve poète
Dont les voyages en mots de braises
offrent la douceur à ta voix fluette
d’humeur génoise ou milanaise.
Je volerai sans honte les rayons du soleil,
Pour sécher ta larme soprano.
Et ton arbre pincé de lune, dans mon sommeil,
Sera un songe en adagio molto !
2007
Une dédicace d'amour fou à la musique, à mon cher piano, à tous ces violons, toutes ces cordes qui me font vibrer.
A toi ma chère Musique, le grand amour de ma vie
Merci à Constance pour ses conseils sur ce poème
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