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Nom du blog :
ceres
Description du blog :
Quelques photos, poèmes et dessins. Versailles, chats, Nature, vitraux...
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
20.08.2007
Dernière mise à jour :
22.07.2008
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Honneur aux poètes
20.07.2008
Etre ta ...Comme une offrande
18.07.2008
Qui est donc cet ange ?
18.07.2008
sublîme tes chats
07.07.2008
Bravo
01.07.2008
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superbes
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c'est adorable !
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Dessins

Posté le 12.10.2007 par ceres
Quelques dessins









--

Au sang d’une viole

Posté le 11.10.2007 par ceres
J’aime me rappeler l’amour
que j’aime aux mains de l’été
les Muzettes galopantes
au souffle de mes baisers
revenant à mes lèvres
Tes voix humaines se mêlant
à ma musique de chambre
en harmonie de cordes
un cœur saignant aux Folies
étrangères
Comme je chéris ton Charivari
sur le grand canal de mes veines
ardentes
chancelantes
mourantes
Comme la chair rit de ces notes
vibrantes
en mes failles lacrymales
Et quand les notes sanglotent
pour l’âme de la floraison
l’été n’est plus que trouble
à l’hiver de ma saison

J’aime me rappeler les souvenirs
inventés sur nos étreintes
dans ta solaire échappée
de mes poursuites végétales
où je volais comme le ruban
de ton chapeau estival
à faire danser les chevaux
de ta calèche majestueuse
sur ma viole sentimentale
à revêtir le masque insensé
d’une fleur de passage
aux pétales d’un évanouissement
en arpège
en solfège
en neige
sur mon visage conquis
par la blondeur de tes yeux
et le turquoise de tes cheveux
où les chercheurs d’or
ont fait leur fortune
à la pioche des notes de lune
accrochées aux soupirs

J’aime me rappeler ce siècle
où les lys régnaient
Sur les roses éphémères
où je ne suis pas née
dans ces murmures divins
à valser avec ton ombre
dans mes rêves accordés
au sang de ma viole d’été
Marin Marais voyage
dans ma mort profane
à bénir ton céleste visage
en quelques partitions blessées
au cœur
largué
fatigué
aux aguets
d’un seul mot saisonnier
avec son juillet rayonnant
à jouer Alcyone
en chaconne démentielle
à jouer nos silences
en démesure éternelle


2007

Etre ta...

Posté le 08.10.2007 par ceres
Etre ta lune gorgée d’étoiles
de mer en éclipses nocturnes
faire danser l’être aimé
sur tes roches stoïques
aux amours lettrés mais

Etre ta voile en dentelles turquoises
ta vague de soleil assoiffé
à l’érosion de ta craie éternelle
au goût d’algues enneigées
écrire les saisons dénudées

Etre ta force au vent errant
sur tes strates légendaires
guider les mots des poètes
sur ton incisive sobrement allègre
mordre les paysages à l’infini

Etre ta foudre aux lèvres azurées
un galet solitaire sur ton sommet
au naufrage de mes pensées
un baiser dans ton abîme
au cœur érodé puis

Etre ta vie perpétuelle dans tes ombres
un oiseau pêcheur de ton église
expiant mon âme à l’horizon
sur tes falaises dévorées
ton corps de larmes telluriques


2007













J’ai mis la lune sur une civière de jour

Posté le 08.10.2007 par ceres
J’ai mis la lune sur une civière de jour
Pour guérir les ombres des mots
Ses faisceaux en larmes d’amour
Pour mourir vivante en écho
Son cœur ténébreux uni à mon âme
Orchestre mes symphonies intimes
Dans le coryphée où neige une flamme
Vacillant encore en notes infimes

J’ai mis le soleil dans un berceau de nuit
Pour dormir au chaud de l’enfance
Ses reflets dans mes yeux évanouis
Pour vivre morte en substance
Ses envols vers un monde abyssal
Pour mêler ses rayons divins
Aux fleurs d’un ciel sépulcral
Où musique est silence devin


2007

Les miaous du Féligneur sont impénétrables !

Posté le 06.10.2007 par ceres
Mais que fait mon éternel bébé écaille la tête levée vers les cieux ?
Prie t'elle ?
Pour se faire pardonner ses pêchés de gourmandise ?


Implore t'elle le ciel pour demander pardon de tous les vilains tours joués à sa famille toute dévouée ?


Veut-elle rentrer dans les ordres pour chattes ?


Voyez cet air hagard !
tout plein de dévotion...



Ah quelle sainte écaille !!!

Et mymoon qui semble suivre son exemple ! La voie la sagesse ?


Illuminée par la grâce féline, comme un appel de là-haut...



Sainte Mymoon !




Des futurs anges de sagesse, de gentillesse, de générosité, de négation de soi, de partage...ahhhh merveilleux, quel bonheur !!!

....

Bon cessons hélas ces délires mystiques (et débiles)...Et oui le seigneur n'était qu'une vulgaire mouche

Vanille et Chocolat

Posté le 04.10.2007 par ceres
Amour plus désamour égal quatre
Années d’absence aux cœurs
Des saisons cardinales grisâtres
Où neigent de rutilantes fleurs

Silences moins toi égal souffrance
Des mains aux chemins fermés
S’entrecroisent blessés en errance
Dans la vieillesse d’une peine inhumée

Vanille plus chocolat égal sœurs
Au soleil brun de l’éphémère
A la nuit blonde d’un confesseur
Et que le Nous n’est que chimères

Mélodies moins notes égal vide
Des musiques à l’âme esseulée
Dans les bois aux émois avides
De partitions de mots perlés

Ange plus démon égal folie
Des larmes sororales du passé
Deux filles musiciennes ensevelies
Sous leurs différences froissées


2007





Fauves alcôves

Posté le 03.10.2007 par ceres
J’ai égaré mes chaussons dans le frigo
Trop occupée à compter les névroses
Que l’été dessine dans son alter-ego
En un paysage à l’œil au beurre rose

Mal à l’aise dans mes pompes funèbres
Dévêtue de ma crinière de nuages
Mes yeux écrivent quelques ténèbres
Au soleil d’une mort un peu trop sage

Mes lacets défaits à l’ombre enlacée
Aux nœuds dédale des fauves alcôves
Où désirs expirent en lèvres embrassées
J’oublie que les nuits noires sont mauves

L’été chaud sûr de son royal pouvoir
Se dépare de ses couleurs sombres
Pieds-nus à l’ivresse grisante d’ un soir
D’un coin de jour dans la pénombre

Dans l’au delà de la chaussée d’écume
Les larmes noyées nues dans le cœur
Composent des mots aux vagues de brumes
Où le temps s’enivre fou dans la douleur


2007

De toute façon je suis une fille

Posté le 01.10.2007 par ceres
Drapée de peccadilles pour les garçons
Aux esprits de chair affamée
Je suis une humeur vanille de frissons
A dénoncer les vétilles en caleçons
De polissons un peu trop gourmets

Et si on enlève la c cédille
Les garçons ne seront plus que gars cons
Ou peut-être simplement petits glaçons
Dégoulinant de mots pacotilles
A la faveur de fleurs fermées

Dégobillent les verbes proches d’aimer
Où sans doute amitié enfle les chevilles
Et se confond avec amour sautille
Tout ce qui porte un lipstick parfumé
Et l’espoir déposant en rouille une rançon

Béquilles de vérités dans les buissons
A exalter ses mensonges faucille
La promesse d’une entente clairsemée
De chansons en majeur babillent
Le temps d’un adieu au faux Robinson


écrit en 2002-retravaillé en 2007
Toujours dans la série de ceux qui confondent hélas amour et amitié

L’arène révolutionnaire

Posté le 01.10.2007 par ceres
Murmures de plumes blanches
D’un cygne aux larmes d’or
Dépourvu d’ailes d’anges
Pour fuir les paysages morts
Perles d’encore dans cet Eden anglais
Au bras d’un fantôme fringant
Où les baisers d’un végétal palais
S’évanouissent sous un soleil élégant
Ses rayons viennent du Nord
Et son beau prénom ruisselle
Sur le visage de celle d’aurore
Dans un jeu d’éventail sensuel

Soupirs de pétales écarlates
A la couleur du jour dernier
Sous la lame hurlante d’aristocrates
A se rappeler les sourires prisonniers
La rosée de yeux privés de leur ciel
Coule sous le couperet de la fureur
Rutilantes mémoires d’âmes vénielles
Roulent sur l’octobre de la Terreur
Vaillante femme couronnée d’acier
Au destin d’un siècle éclairé
Par les ombres de tricolores officiers
Répandant quelques jurons inspirés

Chuchotements de murs élégiaques
Au souvenir d’une rose reine
Où les battements d’amour cardiaque
Au rythme d’une Nature souveraine
S’évadaient vers l’insouciance gracieuse
A jouer les soubrettes en sandale
Adulée dans cette alliance précieuse
D’un feu hivernal et d’une neige estivale
Cupidon sommeille dans son hameau
Valsant avec une nuit autrichienne
Délivrant en nos cœurs les maux
D’un passé aux blessures anciennes


2007

Dear Emily

Posté le 30.09.2007 par ceres
Mes landes abritent un soleil sauvage
Une ivresse de mai sur ses branches
Où les pétales d’un doux voyage
Volent vers ton siècle aux robes blanches

Et quand la Nature se réveille
Dans un bâillement de fleurs brillantes
Que les rayons sur des lèvres vermeilles
Reflètent en danses chatoyantes

Je t’imagine fantôme de mes soupirs
Le regard perdu dans ces paysages
A écrire les larmes des amants vampires
De notes sanguines comme l’orage

Dans tes ombres secrètes dear Emily
Je pense à toi en mon Heathcliff intérieur
Assoupie dans mes violentes mélancolies
A réciter les prières de mes folles humeurs

Je pense à tes landes en mon presbytère
A nos maux de vie loin de nos pieux rochers
Ces valses de lune sur mon cœur en terre
D’avoir trop aimé ou si peu écorchée

Je pense à notre différence d’âge
Nos rêves centenaires d’un silence en vers
J’habille ta sépulture d’un tendre feuillage
De mots et leurs adieux aigre-amers

1848-2007
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